Naissance attendue du nouveau logo « Nutri-Score »

    Le nouveau logo « Nutri-Score » est apparu sur les emballages des produits alimentaires au printemps passé pour signaler la qualité nutritionnelle de nos aliments. Mais l’arrêté qui en fixe la mise en œuvre vient juste d’être signé par les ministres concernés le 31 octobre.

    Il s’agit en fait de concrétiser la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 qui recommandait « un système d’étiquetage nutritionnel pour faciliter le choix du consommateur ».

    L’appellation « Nutri-score », a été préférée à 4 concurrents : NutriCouleurs, Nutrimark, NutriRepères et SENS.

     

    Le principe

    Nutri-Score consiste à classer nos aliments suivant leurs qualités nutritionnelles. On part de la catégorie A – la meilleure – pour arriver à la catégorie  E … la plus discutable.  Ce sont des  chercheurs de l’Université de Grenoble qui se sont collés à la tâche d’évaluer l’efficacité du logo en observant les processus d’achat en supermarchés à partir de différents tests.

    La méthode de mise au point.

    Les chercheurs ont donc investi 60 supermarchés dans 4 régions de France, pendant 10 semaines pour procéder à leurs observations. Le but : déterminer « l’efficacité de l’étiquetage nutritionnel pour orienter l’achat vers des produits équilibrés, tous logos confondus« .

    Ils ont ensuite comparé les logos auprès de 809 volontaires pendant trois semaines, fin 2016 en les répartissant en 5 groupes : 1 par système d’étiquetage + 2 groupes témoins.
    51 sessions d’achat d’une durée de 1h30 chacune ont été réalisées pendant lesquelles chacun des participants devait « constituer un panier pour 48 heures de consommation du ménage ».

    C’est le logo Nutri-score – lettres associées à des couleurs – qui a nettement surclassé les logos constitués de couleurs seules ou de diagrammes.

     

    Les bonnes intentions

    Nutri-score entre dans un dispositif général consistant à orienter une politique nutritionnelle éradiquant la malnutrition et ses conséquences : surpoids, obésité, troubles métaboliques (diabète, cancers…), maladies cardiovasculaires, inégalités sociales aggravées par la malbouffe.

     

    Les réserves.

    Seul bémol à tant de vertueuses inquiétudes : les acteurs de l’agroalimentaire ne sont pas tenus à appliquer le dispositif. On le leur recommande…mais ils feront comme ils veulent….

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

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