Allaiter jusqu’à 6 mois : une recommandation de l’OMS

    allaiter
    Alors qu’en France moins d’une maman sur deux allaite son enfant jusqu’à 4 mois, l’OMS conseille de porter l’allaitement maternel à 6 mois  dans l’intérêt des bébés : allergies évitées, système immunitaire renforcé, assure-t-elle.
    L’étude ELFE

    En fait la récente étude Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance) a permis d’établir que seules 38 % des femmes allaitent leurs bébés de manière exclusive jusqu’à 4 mois. Soient, en gros, 8 semaines avant la reprise de leur travail.

    Pour établir ces chiffres 18.000 enfants ont été suivis depuis 2011. A noter que 90% des femmes immigrées allaitent leur enfant dès la naissance, contre 70% des femmes françaises. Manque de moyens financiers (coût élevé des laits maternisés), conditions de vie plus précaires, vision positive de l’allaitement, expliquent ces différences.

    Pourquoi l’allaitement maternel ?

    Aux bienfaits sanitaires évoqués ci-dessus, l’OMS ajoute  le développement des liens de confiance entre la mère et le bébé, ainsi que l’apport assuré de tous les apports nécessaires aux bébés : lipides, nutriments, minéraux, protéines, acides gras, vitamine A, vitamine C…

    Or, beaucoup de femmes interrompent l’allaitement de leur enfant avant les six mois à cause de la reprise du travail. Mais on constate aussi un manque d’accompagnement dès les premiers jours à la maternité lié aux douleurs et angoisses des premières tétées.

    C’est là que le rôle du corps médical pourrait s’avérer précieux si celui-ci était mieux formé :  apprendre aux mères à positionner correctement leur bébé au sein et leur donner confiance en elles pourrait s’avérer déterminant pour qu’elles soient plus nombreuses à allaiter leur bébé jusqu’à six mois.

    Un geste éco-bio-logique ?

    Il est évident que le lait de femme constitue une ressource naturelle mondiale à protéger et que l’allaitement est un geste éco(bio)logique. En effet :

    • le lait maternel est produit naturellement,
    • il correspond exactement aux besoins des bébés, donc sans gaspillage,
    • sa production n’altère pas l’environnement et son empreinte carbone est proche de zéro.
    • le bébé allaité est le premier des locavores (traduction : nourri directement du producteur au consommateur !)

    Ainsi, que ce soit sur le plan de la conversion énergétique, de la démographie, de la pollution et déforestation l’allaitement maternel est un geste puissamment éco-bio-logique. Il diminue la production des produits laitiers, donc les besoins en matières premières et les pollutions induites par la fabrication, le transport et l’utilisation des laits industriels pour nourrissons.
    Pas d’eau pour préparer et nettoyer les biberons – pas de combustible pour chauffer cette eau. Favorisant la santé du nourrisson il diminue le recours aux médicaments. Il est, de plus, un facteur de régulation démographique.

    Imagine-t-on les économies d’eau et de combustibles que cela représente par rapport aux dizaines de millions de bébés de moins de six mois à nourrir tous les jours à travers le monde ?

    Il ne reste plus aux pouvoirs publics qu’à lancer de grandes campagnes d’information auprès des futures mamans et de tout le personnel soignant impliqué

    – notamment des maternités – pour inciter à une pratique qui, naturelle aux temps des cavernes, demande aujourd’hui , dans notre période de « progrès » à être redécouverte….pour le plus grand bénéfice de la société tout entière.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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