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Appel à candidature de la DGOS – « Repas à l’hôpital »

Gastronomie et Hôpital : un mariage (im)possible ?

Se nourrir à l’hôpital : cela progresse ?

On peut le souhaiter, voire le croire grâce au projet « Repas à l’Hôpital ».

Pendant un an environ il a été décidé de tenter une amélioration du service de restauration dans quelques établissements hospitaliers volontaires.

Comment ? En acceptant :

  • une hausse du coût des denrées,
  • un assouplissement du cahier des charges à l’achat,
  • la liberté dans la préparation culinaire et amélioration du service.

L’objectif est ambitieux. Il consiste à déterminer si « une meilleure maîtrise des quantités achetées, associée à une meilleure maîtrise des quantités consommées, un assouplissement dans le nombre des recettes et des préparations culinaires et une meilleure maîtrise du service »  ne pèse pas sur les charges de restauration d’un hôpital tout en améliorant le suivi médical et le niveau de satisfaction et de nutrition des patients. Bonnes questions n’est-il pas ?

On espère démontrer que la hausse du coût denrées sera « compensée par la réduction des quantités de déchets, [par celle] des compléments nutritionnels oraux (CNO) et (par celle] du coût du service.

Début de l’expérience :  mars/avril 2019.

Celle-ci consiste à pallier le taux élevé de dénutrition chez les personnes âgées, pouvant aggraver leur état de santé. En effet le CNA constate que 35% des personnes âgées qui rentrent en établissement hospitalier sont dénutries.

D’où l’idée d’améliorer la restauration hospitalière d’autant que les dépenses alimentaires n’interviennent que pour 1% dans le budget d’un CHU ou grand hôpital.

La solution des compléments nutritionnels oraux (CNO) pour pallier la « malbouffe »  et l a dénutrition qui s’ensuit, représentait un coût élevé de plusieurs centaines de milliers d’euro par an pour établissement de plus de 1000 lits).

Côté quantitatif, on constate toujours que 150 gr du plateau repas ne sont pas consommés, tant par les résidents que par les patients. Ce qui aboutit à gaspiller entre 40 et50% du repas.

Le projet

Un appel à candidatures, immédiat, accompagnera le lancement du comité de pilotage du projet qui aura à définir un cahier des charges en deux volets :

  • conduite opérationnelle in situ,
  • protocole scientifique d’enregistrement des données y compris sur groupe témoin d’établissements comparables.

Un échantillon de centres de santé volontaires sera sélectionné et permettra d’établir rapidement des rencontres au cours desquelles le cahier des charges sera analysé et amélioré.

Certes une hausse du coût du repas est à prévoir qui demandera, au départ, des efforts d’adaptation à la trésorerie des hôpitaux volontaires. Mais les concepteurs pensent que la hausse sera compensée Cette hausse devrait toutefois être maîtrisée et raisonnable, un doublement du coût denrées s’accompagnant de la réduction d’un tiers des quantités achetées et de la diminution des achats prévisionnels de compléments nutritionnels oraux (CNO).

Cette diminution état décidée conjointement par les autorités en ingénierie de restauration et diététiciens, sous la supervision de l’autorité médicale.

Il faudra aussi prendre en compte les patients en ambulatoire et les courts séjours qui pourront être soustraits aux régimes établis pour les séjours longue durée (SLD).

Un service mixte pourra se mettre en place : service en chambres et salle de restauration.

On prévoit aussi que pendant la phase d’expérimentation, « des achats de produits présents aux catalogues des fournisseurs des établissements expérimentateurs mais non référencés par ces derniers pourront être envisagés dans le cadre d’avenants aux marchés existants ».

Les candidatures devront être adressées avant le 14 septembre 2018 aux adresses courriel suivantes :

Pour notre part nous rappellerons que les financements hospitaliers doivent être revus et non diminués car la population française, augmente, vieillit et demande de plus en plus de soins qu’ils faudra bien financer. La réforme de l’hôpital qui s’annonce pour la rentrée, constitue d’ores et déjà un défi pour ce gouvernement …

Bon appétit.

 

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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