Carburant et déchets plastiques

    Carburant et déchets plastiques

    Du carburant fabriqué à partir des déchets plastiques c’est possible !

    C’est ce qu’a réalisé Earthwake, une association qui a inventé cette alchimie qui transforme les vils déchets plastique non en or (pas encore) mais en carburant.

    Son athanor se présente sous la forme d’une machine (on s’en doutait) nommée Chrysalis ! Un nom bien poétique pour une activité qui ne l’est point : recycler la polluante matière plastique et en faire un carburant qui, en fait, ne l’est pas moins.

    Earthwake, après plusieurs années de travail sur le projet, affirme  que le carburant produit par Chrysalis pourrait alimenter des groupes électrogènes, des moteurs de bateau ou de tracteur. Soit.

    Une machine bienfaisante.

    L’association a donc mis au point cette machine – Chrysalis – qui effectue la transformation. Son prototype a ainsi été présenté le 10 septembre dernier à Antibes par les co-fondateurs : Benoît Miribel et – chose tout à fait inattendue – Samuel le Bihan que vous connaissez sans doute pour l’avoir vu jouer maintes fois dans des séries télé sur France 2.

    La presse locale affirme que l’équipement est déjà capable de traiter un kilo de plastique par heure et de fournir de 500 à 600 grammes de gazole. Comment ? On nous explique qu’après avoir été broyé, le plastique est chauffé à haute température puis distillé. Fallait y penser.

    Les perspectives.

    L’étape suivante consiste désormais à fabriquer une machine qui puisse traiter 70 kilos de déchets par heure. Pour la modique somme de 50 000 euros.

    L’Association Earthwake affirme, pleine d’enthousiasme, que  cette solution permettra de redonner de la valeur aux déchets plastiques pour susciter leur collecte et contribuer ainsi à les éliminer de nos côtes. Projet généreux donc qui a vu le carburant fabriqué pendant la démonstration attribué aux secouristes en mer.

    Le défi planétaire à relever.

    On prend conscience de l’importance éventuelle de ce projet quand le site d’Earthwake nous informe que nous consommons 500 milliards de sacs en plastique par ans et que l’estimation des déchets plastiques flottant à la surface des océans est estimée à 6,3 millions de tonnes !

    Comme disait l’autre, on n’arrête pas le progrès.

    Certes mais on peut mesurer le danger mortel qu’il fait désormais peser sur l’ensemble de l’humanité.

    Le point de vue sanitaire.

    En attendant et pour rester dans notre domaine d’expertise, nous pensons qu’il serait bon de s’intéresser aux déchets plastiques à risques infectieux de nos hôpitaux. Les transformer en fuel plutôt que de les incinérer permettrait :

    – de faire d’importantes économies,

    – de réduire l’empreinte carbone.

    Tout bénéfice. La technologie qui le permettrait existe déjà. Il n’y a donc plus qu’à….

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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