Changement climatique : Les grandes manœuvres.

    François de Rugy le 20 décembre dernier a décidé « d’ouvrir des discussions stratégiques » sur des secteurs comme l’urbanisme, l’agriculture et le tourisme.

    Initiative commentée longuement par Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et président de la commission  du CNTE spécialisée sur l’adaptation, dans AED info.

    Nous vous en extrayons quelques passages significatifs et vous renvoyons au texte même du « Plan national d’adaptation au changement climatique » ou « Pnacc 2 » pour une plus ample information : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/adaptation-france-au-changement-climatique .

    En résumé Ronan Dantec estime que le « Pnacc 2 » arrive au bon moment pour rassembler les différents acteurs et agir, du fait du deux facteurs :

    • La somme de connaissances accumulées
    • la prise de conscience des Français et des élus sur l’urgence du « réchauffement » .

    Et il souligne les points suivants :

    • L’importance de l’échelon territorial qui gagne du terrain dans la mise en place de ce plan et qui va permettre au gouvernement de faire évoluer les normes d’urbanisme en prévision « du monde d’après » quand nous aurons atteint + 2° au milieu du siècle.
    • Le fait que désormais on sait mieux « quel message [est] à faire passer », et « à quoi s’adapter », ce qui permettra de « construire des politiques publiques ».
    • L’irréalisme de la notion de « stockage d’eau » qui pourrait satisfaire les besoins du bétail mais s’avérerait insuffisant pour le fourrage.
    • A contrario, la nécessaire évolution des modèles pour chaque filière de production que le Pnacc 2 va pouvoir amorcer.
    • Les changements d’ordre touristiques que vont entraîner l’absence de neige, la modification biologique des grands lacs touristiques, la chaleur trop grande sur le pourtour méditerranéen, entraînant des évolutions nécessaires pour les régions moins chaudes.
    • L’importance du financement entraînant une mobilisation de toute l’économie et de la société qui devront intégrer le paramètre de « l’adaptation » dans toutes leurs activités. Les régions sévèrement touchées bénéficiant alors d’une péréquation nationale.

    Voilà quelques aperçus qui ne demandent qu’à être confirmés et complétés.

    Une réserve.

    Ce qui nous inquiète cependant c’est que l’idée même d’ « adaptation » suggère que nous avons renoncé à faire tous les efforts nécessaires pour réduire notre empreinte.

    Quoiqu’il en soit, il nous a semblé bon de vous faire partager cette information. On pourra consulter le dossier complet sur

    https://www.aefinfo.fr/acces-depeche/598173.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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