Le rapport du « Lancet » dénonce l’impact massif du changement climatique sur notre santé.

    Le « Lancet » dans un récent rapport établi grâce à la collaboration de 24 institutions académiques et organisations intergouvernementales dont l’OMS s’intéresse à tout ce qui peut altérer notre santé du fait des changements climatiques : pics de chaleur, pollution de l’air, invasion des moustiques transmetteurs de maladies vectorielles.

    Le rapport a défini 40 indicateurs des changements climatiques.

    D’abord la chaleur :

    Un premier chiffre : entre 2000 et 2016, on observe que 125 millions de personnes de plus de 65 ans ont été exposées à des pics de chaleur. Le maximum ayant été enregistré en 2015 avec 175 millions de personnes.

    Conséquences observées :

    • Coup de chaleur, exacerbation d’insuffisance cardiaque préexistante, risque d’atteinte rénale due à la déshydratation.

    Les plus exposés :

    • Les personnes âgées, les enfants de moins d’un an et les malades chroniques (maladies cardiovasculaires ou rénales).

     

    Autres sources de déboires : les moustiques et les particules fines très présentes.

    • Moustiques et capacité vectrice en hausse:

    Le rapport observe que le moustique Aedes aegypti a vu augmenter sa capacité vectrice de la dengue de 9,4 % depuis 1950. Le moustique Aedes albopictus de 11,1 %.

    Le nombre de cas de dengue a presque doublé à chaque décennie.

    • Pollution de l’air

    L’accroissement continu des niveaux dangereux de pollution de l’air par les particules fines de taille PM2.5 a augmenté de 11,2 % depuis 1990 et a donc affecté des populations de plus en plus nombreuses. Ainsi sur  2 791 villes prises en compte par l’OMS 1981 ont dépassé les niveaux recommandés (soient 71%) !

    Et le rapport du « Lancet » de rappeler que « les professionnels de santé ont la responsabilité d’agir comme des défenseurs de la santé publique, en communiquant les menaces et opportunités existantes au public et aux législateurs, pour s’assurer que le changement climatique est pris en compte comme facteur central du bien-être humain ».

    Donc acte. Nous nous y employons ici.

     

    À noter aussi un rapport du Government Accountability Office (GAO).

    Celui-ci estime que les dépenses menées pour compenser les catastrophes naturelles aux USA, sont appelées à augmenter de 35 milliards d’euros par an à l’horizon 2050 !

    Les États-Unis ont dépensé 350 Mds de dollars entre 2006 et 2016 à destination des victimes de catastrophes naturelles et des pertes engendrées par tempêtes et feux de forêt.

    Et cela va encore s’aggraver. D’après un rapport récent du GAO, solidement documenté, les catastrophes naturelles vont se multiplier portant le niveau de coûts  de « 12 à 35 milliards de dollars par an à l’horizon 2050, et de 34 à 112 milliards de dollars par an d’ici 2100« . Et de s’inquiéter de l’absence d’un plan stratégique du gouvernement fédéral pour affronter les crises à venir dues au changement climatique. Imprévoyance qui ne fera que multiplier les coûts !

    Si on décompose les 350 milliards de dollars mobilisés entre 2006 et 2016

    • 205 milliards ont été alloués aux victimes, pour les dommages domestiques et physiques,
    • 90 milliards ont été dépensées pour compenser les pertes agricoles et couvrir l’assurance inondations,
    • 34 milliards ont été consacrés aux feux de forêt
    • 28 milliards pour entretenir et réparer des installations et terres fédérales, ainsi que des cours d’eau.

    Mais le meilleur est à venir.

    Ce même rapport essaie d’anticiper le montant des coûts prévisionnels liés aux catastrophes naturelles d’ici 2100.

    Il envisage deux circonstances « positives » susceptibles de diminuer ces coûts :

    • le développement de champs agricoles dans le Nord-Ouest du pays
    • la diminution de la mortalité due au froid dans le Nord.

    Mais, pour le reste, les choses sont appelées à s’aggraver selon le GAO :

    • l’érosion des côtes à l’Est des États-Unis,
    • la mortalité due à la chaleur dans le Sud,
    • les ressources en eau dans l’Ouest,
    • les feux de forêt,
    • la demande en énergie
    • la qualité des systèmes de drainage urbains.

     

    On a envie de dire : « Et plus si affinités« .

     

    D’où la critique manifeste du GAO :  » En utilisant ces informations, le gouvernement fédéral pourrait faire un premier pas vers l’établissement de priorités (…) afin de gérer de tels risques« . De quoi ébouriffer la mèche de Mister Trumpp ….

    Mais le Sénat américain semble avoir compris l’urgence de la situation puisqu’il a récemment  accordé une subvention de plus de 36 milliards de dollars, pour secourir les régions et États dévastés par les trois récents ouragans ou par les incendies en 2017.

    Rappelons, pour ramener la générosité du Sénat à son juste niveau, que les services de météorologie Accuweather avaient estimé les dégâts des deux seuls récents ouragans (Harvey et Irma ) à 300 milliards de dollars.

     

    Pas de quoi pavoiser pour les régions concernées, n’est-il pas ?

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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