Comment on empoisonne nos enfants…et leurs parents.

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    enfantUn dossier de 10 pages vient d’être publié par Le Nouvel Observateur dans lequel il apparaît que les cheveux de nos enfants abritent en moyenne pas moins de 20,2 perturbateurs endocriniens ! Et des “lourds” puisqu’on y retrouve des “molécules interdites depuis longtemps” et même “un toxique faisant partie de l’agent orange, défoliant utilisé par l’armée américaine au Vietnam où il a engendré plus d’un million d’enfants mal-formés“. Bien sûr c’est un produit Monsanto.

    L’étude a été établie à partir d’un lot de 63 enfants de moins de 12 ans dont a pu doser, grâce à une technique récente, les pesticides et perturbateurs endocriniens qu’ils abritaient dans leur innocente chevelure.

    Elle ne se borne d’ailleurs pas à des résultats mathématiques mais s’intéresse aux réactions des parents effarés; décrit les effets à attendre des perturbateurs; et dispense des conseils pour échapper du mieux possible à l’exposition.

    Et ce même N° de Le Nouvel Observateur de nous rappeler ce qu’est un perturbateur endocrinien, ses effets, et de nous offrir la liste des principaux perturbateurs avérés et celle des “probables”.

    Elle nous rappelle fort utilement que l’exposition aux perturbateurs endocriniens et un facteur de :

    • fausses couches
    • pathologies du déroulement de la grossesse
    • malformations, surtout génitales et de troubles de la différenciation sexuelle
    • vulnérabilité aux infections
    • risques augmentés d’allergies et d’intolérances alimentaires
    • augmentation de risques de surpoids et de diabète
    • retards de développement du fœtus, y compris cérébral
    • baisse de QI
    • augmentation des risques d’hyperactivité et d’autisme.

    Que les parabènes (cosmétiques et médicaments) eux, provoquent un retard dans le développement fœtal.
    Que les éthers de glycol présents dans les solvants de nombreux produits ménagers, les peintures, etc… augmentent les risques de fausses couches, de malformations, surtout génitales et d’infertilité par la suite.
    Etc….

    L’article évoque “une étude brésilienne où il apparaît que 92% des garçons présentant une malformation génitale avaient subi une exposition aux pesticides durant la période fœtale“.
    Une autre étude, britannique elle, “menée auprès de 447 petites filles britanniques et leurs mère a montré qu’une exposition in utero aux composants perfluorés pouvait entraîner la naissance de nouveau-nés plus petits que la normale, susceptibles par la suite de souffrir d’obésité”.

    Le dossier, fort bien documenté, passe en revue l’ensemble des études et travaux qui ont été menés dans différents pays et tous consacrés aux perturbateurs et à leur rôle néfaste dans de nombreuses pathologies très graves. Nous vous invitons à le découvrir en vous procurant le N° adéquat de Le Nouvel Observateur.

    Pour notre part, depuis l’ouverture de ce blog, nous avons mené une guerre sans relâche pour dénoncer les produits et types de produits susceptibles de nous empoissonner, insidieusement ou massivement en s’attaquant de préférence aux enfants à naître et à leurs mamans.
    Nous renouvelons ici notre cri d’alarme qui – l’étude évoquée ci-dessus le prouve – n’est pas encore vraiment entendu par les autorités en charge de la santé publique dans notre pays.
    Les perturbateurs endocriniens représentent un véritable fléau. Plus dangereux que le tabac ou l’alcool. Sans doute équivalent aux drogues dures. Ils sont nombreux et multiples, présents dans tous les milieux à la surface de la Terre, même les plus improbables (l’Arctique, la forêt Amazonienne). Aucun organe du corps humain ne leur échappe; ils sont persistants car ils se stockent dans nos tissu adipeux; ils se potentialisent naturellement; ils s’attaquent à toutes les fonctions biologiques et provoquent : infertilité, malformations, intolérances alimentaires, allergies, inflammation, surpoids, diabète, cancers; ils modifient la programmation des gènes, ils affectent la qualité de l’ADN et altèrent ainsi le patrimoine génétique de l’humanité, ainsi que celui des animaux.
    Leur nocivité est donc universelle et lourde de menaces pour l’avenir.
    La survie de nombreuses espèces : insectes, poissons, batraciens, mammifères marins – phoques, ours polaires – mammifères terrestres, est gravement menacée.
    Quant à celle des humains elle serait d’ores et déjà compromise si on continuait à les soumettre, pour des raisons purement mercantiles, à ces criminelles perturbateurs qui interviennent tant sur les mécanismes de la reproduction que sur les conditions mêmes d’une bonne santé. Et cela, tant sur le court terme que sur le long terme.

    Il nous apparaît donc que face à cette véritable guerre à laquelle nous devons faire face et dont dépend l’avenir des générations futures (si elles ont quelque chance d’apparaître) nos responsables politiques et sanitaires apparaissent bien timorés. Sans doute la puissance de lobbies qui investissent tant les couloirs de Bruxelles que ceux de nos ministères ou de notre assemblée nationale, y est-elle pour quelque chose.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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