Connaissez vous le Kyosei ?

    Connaissez vous le Kyosei ?

    Connaissez vous le Kyosei ?

    Non ? D’après l’incontournable Wikipédia, cela signifie « vivre et travailler ensemble en visant le bien commun permettant à la coopération et la prospérité mutuelle de coexister dans une concurrence saine et équitable ».

    Il s’agit donc de promouvoir la responsabilité sociale de l’entreprise.

    Il a suffi aux japonais de rapprocher l’idéogrammes : kyo : travailler ensemble et sei : la vie, pour aboutir à la prise en compte de toutes les parties prenantes dans et par l’entreprise.

    La définition de Wikipédia ajoute que au-delà de la pensée classique des affaires, il s’agit d’une approche globale vers l’aspiration au bonheur, la justice et la coopération.

    Le kyosei  est une doctrine qui se veut scientifique et ne s’inspire d’aucun principe religieux.  Widipédia écrit : La question de la concurrence et des relations entre les espèces offre un cadre conceptuel utile à l’observation des activités des entreprises. Ce n’est qu’à la fin du xxe siècle que le terme est appliqué au management.

    Il s’agit donc d’une sorte de darwinisme, revu et corrigé en vue de favoriser le meilleur management dans les entreprises au plus grand profit de tous.

    les deux premières entreprise à avoir mis en pratique le kyosei dans leur stratégie furent Canon en 1987 et la Tokyo Electric Power Company dans les années 1990. On pourrait difficilement dire de l’une et de l’autre de ces entreprises qu’elles poursuivent avant tout des buts altruistes.

    Mais ne faisons pas la fine  bouche : tout ce qui peut améliorer les rapports humains dans l’entreprise est bon à prendre même si les intentions véritables ne sont pas aussi désintéressées qu’on le souhaiterait. Ainsi pourrions-nous adopter ce principe général du kyosei dans nos organisations en 2019 pour aborder la décennie 2020 2030 sous de nouveaux auspices.
    La Table Ronde de Caux.

    Peut-être le Kyosei a-t-il inspiré la création en 1986, à l’initiative de Frederik Philips, ancien président de Philips, et Olivier Giscard d’Estaing, vice-président de l’INSEAD, de La Table Ronde de Caux, qui réunit des chefs d’entreprise européens, japonais et américains et qui se donne comme mission de favoriser, dans un monde en profonde mutation, les initiatives de l’industrie et des affaires comme force vitale d’innovation et de changement. Pour ce faire elle a d’abord cherché à réduire les tensions croissantes entre blocs économiques. Elle s’est attachée à développer des relations constructives dans le double domaine économique et social entre pays participants, se préoccupant des responsabilités pressantes que ceux-ci ont en commun à l’égard du reste du monde.

    Le Préambule.

    Celui-ci constitue la Section 1 du manifeste de La Table Ronde de Caux – s’avère tout à fait conforme à l’idéal humaniste (et surtout mondialiste) que cette organisation est censée défendre : il s’agit en effet de dépasser les seuls lois et forces du marché, jugées insuffisantes pour guider une conduite, pour rendre les entreprises responsables de leurs politiques et de leurs agissements [en respectant] la dignité de toutes les parties prenantes.

    Et de préciser : L’existence de valeurs communes, y compris la poursuite d’une prospérité à partager entre tous, sont aussi importantes pour une communauté universelle que pour des communautés plus restreintes.

    On ne saurait mieux dire. Reste à définir ces « valeurs communes »

    Les 7 Principes.

    Pour arriver à réaliser ces objectifs La Table Ronde de Caux a défini 7  principes directeurs qui constituent la Section 2 du Manifeste et dont le détail vous est donné dans le document en lien :

    http://hrlibrary.umn.edu/instree/french/Fcauxrndtbl.html

    • 1 : Responsabilités des entreprises : au-delà des Actionnaires, l’ensemble des
      Partenaires
    • 2 : Impact économique et social des entreprises : vers l’Innovation, la Justice
      et la Communauté mondiale
    • 3 : Comportement en Affaires : de la Lettre des Lois à l’Esprit de Confiance
    • 4 : Respect des Règles.
    • 5 : Soutenir les échanges multilatéraux.
    • 6 : Respect de l’Environnement
    • 7 : S’abstenir de toutes Opérations illicites

    Rien concernant le respect des mœurs, des cultures, des religions, des traditions, des identités ni des politiques locales !

    Les Partenaires.

    Vient ensuite une Section 3, très détaillée et impossible à résumer, qui entend définir les principes de conduite envers les partenaires : Clients – Propriétaires/Investisseurs – Fournisseurs – Concurrents – Collectivités.

    Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce document.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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