Les estimations chiffrées du coût de la pollution de l’air

    Pollution de l'air

    Nous devons cette estimation à l’OMS qui évaluait à 1431 milliards d’euros annuels le coût économique et sanitaire des nuisances dues à la pollution de l’air pour l’Europe en  mai 2015.

    Cette pollution (air intérieur et air extérieur) provoque 600 000 décès prématurés chaque année toujours dans 53 pays de la « région Europe ».

    Mais le coût économique global de cette pollution est estimé, en fait, à 1575 milliards d’euros par an. Ces coûts, pour la  région européenne de l’OMS, atteignent ou dépassent les 10 % du PIB national. Ils atteignent 20 % du PIB dans 10 pays de cette même région.

    En France, on atteint environ 2,3 % du PIB, soit plus de 47 milliards d’euros.  Il faut donc réagir efficacement.

     

    Plusieurs secteurs attirent l’attention si on veut améliorer la situation.

    transport routierLes transports routiers, le fioul domestique, l’utilisation du charbon dans l’industrie et l’agriculture arrivent en tête des préoccupations, tant leur contribution au changement climatique et à la pollution de l’air ambiant est grave.

    L’OMS rappelle d’ailleurs que la santé publique n’est pas le seul domaine de nuisance de cette pollution de l’air qui agresse aussi la santé des végétaux et des animaux, les écosystèmes et les ressources agricoles et forestières.

    Certes la réglementation européenne sur la qualité de l’air a entraîné  de réels progrès dans les Etats membres. Mais il y a encore beaucoup de chemin à accomplir pour purifier durablement la qualité de l’air.

    Aussi, dans son document de travail consacré à la mise en œuvre des politiques environnementales, la Commission cite-t-elle quelques chiffres qui font réfléchir :

    • 130 morts annuels du fait du bruit
    • 120 morts causées par les concentrations de particules fines,
    • 780 causées par les concentrations en ozone
    • 230 dues aux concentrations en dioxyde d’azote.

    Les coûts indirects pour l’économie :

    • 12 millions de jour de travail sont perdus chaque année.
    • 685 M€/an restent à la charge des employeurs dont plus de 143 M€/an pour des soins de santé
    • 763 M€/an du côté de l’agriculture (notamment pour pertes de récolte).
    • 37 milliards d’euros sont dépensés chaque année du fait de la pollution atmosphérique chez nous.

    Comment agir ?

    Pour l’OMS il est nécessaire que les Etats renforcent leur réglementation et utilisent les données existantes définissant la pollution et ses origines afin d’engager des investissements pertinents.

    Ainsi serait-il souhaitable de procéder à des corrections sur les distorsions de subventions et de taxes. Exemple : la préférence diesel-essence. L’approche à observer étant régulation + investissements + prix.

    Pour ce faire l’OMS est en mesure de fournir de nombreux conseils pratiques qui permettront aux Etats d’agir efficacement contre la pollution de l’air.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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