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Les crèmes solaires ne nous veulent pas de bien.

NOTRE SANTE FACE AUX NANOPARTICULES.

Les agents chimiques contenus dans les crèmes solaires sont nocifs à un point tel qu’Hawaï en a interdit la vente : ils détruisent les coraux. Le gouverneur David Ige doit encore apposer sa signature sur cette loi pour qu’Hawaii devienne le premier état américain à proscrire l’usage des crèmes solaires au 1er janvier 2021.

Les agresseurs de coraux.

Deux composants sont particulièrement  en cause dans le blanchiment des coraux : l’oxybenzone et l’octinoxate. Or, il y en a dans  la plupart des crèmes solaires. Non seulement celles qui sont vendues à Hawaii, mais plus encore dans le monde entier. Mais on trouve aussi ces deux calamités dans certains produits cosmétiques courants : les crèmes hydratantes pour le visage.

Un chiffre : 14 000 tonnes de crème solaire touchent les récifs coralliens dans le monde chaque année.  On blanchirait à moins, non ?

 

L’Empire contre-attaque.

Bien sûr les fabricants ont déclaré une guerre à mort à cette loi : c’est le cas de Bayer qui commercialise la célèbre Coppertone outre-atlantique. Pour Bayer il n’existe pas encore d’alternative efficace à l’oxebenzone pour obtenir des crèmes solaires à indice 50. Et tant pis si la planète en crève, pourvu que nous soyons bien bronzés et que Bayer engrange des bénéfices.

Mais la parade se dessine du côté des fabricants hawaïens eux-mêmes qui ont commencé à commercialiser des crèmes plus naturelles.

Reste que les crèmes solaires sur prescription resteront autorisées, même gavées des deux composants incriminés.

 

Le mélanome ? Il se porte très bien, avec ou sans crème solaire.

C’est ce qu’affirme Bertrand Kiefer, médecin et rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse : vous pouvez vous enduire tant que vous voulez, vous n’êtes pas protégés contre cette redoutable maladie. Le mélanome est le cinquième cancer le plus fréquent (2700 nouveaux cas par an en Suisse).

Pour ce médecin – dont une récente interview inspire cet article – il n’y a aucune preuve scientifique que les crèmes solaires puissent nous protéger contre le cancer. C’est ainsi qu’un récent rapport incluant 29 études et plus de 300’000 participants n’a constaté aucune association, positive ou négative, entre les cancers de la peau et l’utilisation de crèmes, quel que soit l’indice de protection. La preuve indirecte, c’est que les fabricants n’ont jamais produit une quelconque étude prouvant les qualités protectrices de leur crème. Discrétion et modestie ? Que non pas : ils n’ont rien à produire en fait de preuves probantes. D’ailleurs plus le nombre de personnes qui se tartinent a augmenté dans le temps, plus   le mélanome a augmenté…

 

Une dangereuse fausse sécurité.

Autre problème : ces crèmes inefficaces incitent à prolonger l’exposition et, retardant le coup de soleil, créent un sentiment de sécurité trompeur, le corps étant privé de son système d’alarme naturel. On ne cuit pas, donc on ne risque rien. Or c’est faux : notre organisme ne tire rien de bon de longues heures au soleil. Au contraire.

 

Un mythe lucratif.

Le succès des crèmes solaires (et celui du compte d’exploitation des fabricants) repose sur un mythe : les filtres UV protègent contre le mélanome. Or il n’en est rien, mais on ne nous le dit jamais. Pire, il faut prendre conscience que des millions de gens appliquent copieusement sur leur peau et celle de leurs enfants des substances plus ou moins toxiques pour bénéficier d’une fausse protection.

 

Le poids des lobbies.

On peut s’étonner du silence des autorités médicales sur un sujet dont elles n’ignorent rien… L’influence de l’industrie cosmétique, y est peut-être pour quelque chose. Le Dr Kiefer, rappelle, que la campagne contre le mélanome entreprise il y a quelques années par la Ligue suisse… était sponsorisée par une marque de crème solaire !

Sur son site la Ligue suisse conseille de prendre trois précautions :

  • rester à l’ombre entre 11 h et 15 h,
  • porter chapeau, lunettes de soleil et vêtements appropriés
  • appliquer un produit solaire.

Le public ne retient que le dernier car c’est le moins contraignant et le plus simple à suivre.

 

Que faire pour se protéger vraiment ?

  • Éviter les bains de soleil prolongés.
  • Éviter les coups de Soleil surtout,
  • Protéger les enfants avec des vêtements.
  • Faire surveiller les taches suspectes et grains de beauté par un dermatologue
  • Apprendre les critères de dangerosité.
  • Favoriser le dépistage tous azimuts.

 

Mais qu’est-ce qu’il y a dans ces fameuses crèmes solaires ?

Réponse : des produits non testés et des substances dont on connaît mal les effets: nanoparticules, perturbateurs endocriniens… Bref un vrai cocktail d’empoisonneur par la peau.

Sans oublier l’environnement – notre article évoque Hawaï et la défense entreprise contre la destruction programmée de la Grande Barrière de corail.

Ne pas oublier la question des sprays qui nous font inhaler des substances actives et des agents propulseurs. Or, on ne sait rien des risques associés à cette inhalation et on laisse l’industrie cosmétique libre de ses agissements  nocifs du fait qu’on ne cherche pas vraiment à la contrôler.

À qui le crime profite-t-il ?

 

Il serait bon que l’on posât la question à nos représentants et aux autorités chargées de notre protection sanitaire.

 

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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