• Mention légale

    Ce document est protégé par le Code de la propriété intellectuelle et ses dispositions sur les droits d’auteur. La SCS Primum Non Nocere détient l’exclusivité de ces droits. Toute reproduction, représentation ou diffusion par quelque moyen que ce soit est interdite et constitue le délit de contrefaçon.

Des nanoparticules dans le lait de nos bébés ?

Une enquête de l’ONG « Les Amis de la Terre » a prouvé la présence de nanomatériaux en forme d’aiguille dans des produits en poudre commercialisés non seulement aux Etats-Unis, les champions de la malbouffe,  mais aussi en France ! Sans que l’industrie alimentaire de notre pays croie devoir informer les consommateurs

Les faits.

L’ONG a confié 6 échantillons de laits maternisés commercialisés à San Francisco et sa région à un labo indépendant. Inquiétant : les analystes ont révélé la présence « de minuscules particules – des nanohydroxyapatites, un minéral dur et peu soluble, – dans les laits en poudre Gerber Good Start Gentle (Nestlé), Enfamil (Mead Johnson)« .

Le problème c’est que ces laits sont aussi vendus en France…..

Ces nanoparticules sont 80 000 fois plus fines qu’un cheveu et certaines ont la forme d’aiguilles. Cerise sur le gâteau : l’analyse a révélé des traces de nanodioxyde de titane et de nanosilice dans d’autres marques de lait maternisé. « Mais« , nous dit-ont,  « sans que les résultats obtenus soient concluants« . Certes. Mais quand le deviennent-ils ?
De toute façon, est-il normal que la présence de telles substances, soit seulement envisageable dans un lait destiné à des nourrissons particulièrement  fragiles ? Comment y sont-elles arrivées ? Pourquoi et dans quelle sordide intention si elles ont été introduites sciemment ?

Aux innocents…..

Le directeur de la communication du Conseil américain de nutrition infantile s’est fendu d’une déclaration par laquelle il affirme que  «ces nanoparticules ne sont pas manufacturées par les fabricants…qu’elles sont naturellement présentes dans l’environnement et [qu’] on peut en trouver dans de nombreux produits alimentaires car elles se forment par agrégation, pendant le processus de fabrication des composants nutritionnels, comme le calcium. Ils sont réduits en très petites particules, pour une meilleure digestion. Mais ces particules ne sont pas produites intentionnellement.»
Nous voilà pleinement rassurés….

…..Les mains pleines.

D’autres chercheurs font cependant observer que «la structure uniforme des nanohydroxyapatites trouvées dans les laits testés est similaire aux substances synthétisées disponibles dans le commerce», telles que celles présentes dans « des compléments alimentaires à base d’hydroxyapatites, synthétiques ou animales (extraits d’os de vache ou d’écailles de poisson) très riches en calcium, ce fameux minéral indispensable à la solidité des os et des dents« . Si bien que l’un des auteurs du rapport, se dit convaincu que les substances découvertes ont été «délibérément conçues pour ces laits maternisés», sans doute «pour servir d’apport en calcium». Charmante attention

Quels risques pour les bébés ?

Il faut savoir que du fait de leur taille atomique, les nanomatériaux manufacturés présentent des propriétés différentes des particules de plus grande taille. Les nano-aiguilles décelées dans le lait maternisé pourraient (admirez le conditionnel au passage) se dissoudre plus facilement, et faciliter l’assimilation.
Certes, mais un autre chercheur suggère que, si on les pense vite dissoutes dans l’estomac, il n’en demeure pas moins  que  » certaines d’entre elles pourraient atteindre l’intestin intactes, perturber sa flore, circuler dans le sang jusqu’aux organes et aux cellules. »

Malgré les artifices de langage et la rhétorique commerciale, elles constituent donc un risque potentiel non mesuré.

Ce qui n’a pas échappé au Comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs, qui recommande de bannir les nanoshydoxyapatites manufacturées en forme d’aiguilles des produits d’hygiène dentaire comme les dentifrices.

Sans oublier les risques d’irritation ou d’inflammation dus à l’inhalation de ces poudres volatiles que soupçonnent certains.

Black out !

N’imaginez surtout pas que le consommateur puisse décider par lui-même et manifester un choix s’il craint un danger à utiliser ces produits (laits ou dentifrices, peu importe). Il ne dispose d’aucun étiquetage qui puisse l’informer. Et pourtant il consomme de la silice et du dioxyde de titane, (dénoncés dans le rapport de l’ONG) car ils sont librement utilisés dans l’alimentation sous la forme nano ou non.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a réagi en  réévaluant la silice (E551) et le dioxyde de titane (E171), déjà classés «cancérogènes possibles si inhalés» par le Centre international de recherche sur le cancer.

Mais, fidèle à elle-même, elle lambine à pondre des interdictions fermes et définitives. Ce qui pourrait être jugé criminel à l’avenir puisque ces substances entrent dans la composition des poudres, des crèmes glacées, des bonbons ou des gâteaux, tous produits particulièrement  appréciés de nos enfants  et les menaçant dont le plus directement.

Mais à cela ne s’arrêtent les inquiétudes justifiées de  » Amis de la Terre » car le nanotitane entre dans la composition des protections solaires, y compris les  » bio », dans le traitement antibactérien des biberons, des tétines et des couvertures au nano-argent, tous susceptibles de causer de graves nuisances à terme, sur la santé et l’environnement.

Bien sûr  l’ONG s’attaque là directement à  la très puissante industrie (alimentaire, cosmétiques,

médicaments, peintures, etc…) qui ne se pose aucun problème à tirer bénéfice des nanotechnologies.  Elle espère inciter  la Food and Drug Administration (FDA), à encadrer plus sévèrement l’utilisation de ces substances.

On lui souhaite bien du plaisir.

Chez nous.

Pour notre part nous pensons qu’il faut réaliser sur les pesticides et antibiotiques les mêmes recherches que pour les laits maternisés.

D’autre part il faut mettre en place un étiquetage du lait infantile qui en précisera sa composition et la provenance des ingrédients, ainsi que la présence éventuelle de perturbateurs endocriniens, de pesticides de nanoparticules sans oublier de bien préciser la nature du contenant…

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

http://politiquedesante.fr/2015/09/14/notre-sante-face-aux-nanoparticules/

http://politiquedesante.fr/2014/12/02/epatant-400-000-tonnes-de-nanoparticules-dans-la-nature/

http://politiquedesante.fr/2011/04/28/nos-bebes-sont-resistants-a-leur-menu-de-l%e2%80%99arsenic-et-des-metaux-toxiques-%e2%80%a6/

  • Voir les commentaires

  • serge

    quand on sait que on estime que d’ici à 2020, 20 % environ de tous les produits fabriqués pourraient contenir des nanomatériaux et que les risques occasionnés par ces nouvelles nanotechnologies ou ces nouveaux nanoproduits existent sans que leurs effets nocifs ou toxiques aient pu être bien évalués, notamment pour leur impact à long terme ! voir : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=466

Ads

Vous pourriez aimer aussi

Les fabricants de PVC s'entendent comme larrons en foire.

Les fabricants de PVC s’entendent comme larrons en foire.

Nous dénonçons depuis longtemps les dangers représentés par les substances polluantes émises dans l’air ...

Le scandale des couches culottes jetables

Le scandale des couches culottes jetables

Saviez vous que 635 couches culottes jetables sont utilisées dans le monde à chaque ...