La lutte contre le dioxyde de titane : le TiO2 ou E171 est interdit depuis janvier 2020.

    Quelle évolution législative pour les nanomatériaux ?

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    Le site « Cancer environnement » publie une très importante étude sur les méfaits du dioxyde de titane plus communément désigné sous le terme de nanoparticules alimentaires.

    Nous en avons extrait quelques éléments significatifs mais nous vous recommandons de prendre connaissance de l’étude intégrable en suivant le lien : https://www.cancer-environnement.fr/559-Dioxyde-de-titane.ce.aspx

    Voici les Messages clés à retenir concernant le dioxyde de titane (Tio2), additif alimentaire (E171) tels qu’ils sont résumés sur « Cancer-Environnement » :

    • Le dioxyde de titane (TiO2) est utilisé dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétique, pigments), notamment pour ses propriétés d’adsortion des rayons ultraviolets et son caractère colorant blanc( additif alimentaire)
    • En 2006, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane TiO2 dans le groupe des substances « cancérogènes possibles chez l’homme « ( groupe 2B).
    • Le dioxyde de titane indiqué sur les étiquettes par TiO2 ou E171, additif très utilisé dans les denrées alimentaires, est interdit en France depuis le 1er janvier 2020. 
    • Cette nouvelle mesure d’interdiction ne concerne néanmoins ni les cosmétiques (y compris les dentifrices contenant du dioxyde de titane), ni les médicaments. Le bénéfice apporté par les médicaments est estimé supérieur aux risques liés au dioxyde de titane et ne justifie pas la mise en place d’un principe de précaution.
    • Le Règlement délégué (UE) 2020/217, adopté le 4 octobre 2019, vient d’être publié au journal officiel ce 18 février 2020. 14e ATP du CLP : le TiO2 officiellement classifié Cancérogène 2.

    A noter la responsabilité particulière du dioxyde de titane dans les cancers du poumon, du côlon et de la peau, bien mise en évidence dans l’étude

    Responsabilité confirmée par le CER (Comité d’Éthique et de Recherche) qui dans son avis scientifique du 14 septembre 2017 relatif au dioxyde de titane, « a proposé de classer cette substance en tant que cancérogène de catégorie 2 par inhalation. Étant donné que la cancérogénicité du dioxyde de titane pour les poumons est associée à l’inhalation de particules de dioxyde de titane respirables, à la rétention et à la faible solubilité des particules dans les poumons, il convient de définir les particules de dioxyde de titane respirables dans l’entrée relative à cette substance. Ce sont les particules déposées, et non les solutés de dioxyde de titane, qui sont tenues pour responsables de la toxicité observée pour les poumons et du développement de tumeurs qui s’ensuit. Afin d’éviter une classification injustifiée des formes non dangereuses de cette substance, des notes spécifiques devraient être ajoutées concernant la classification et l’étiquetage de la substance et des mélanges qui en contiennent. En outre, de la poussière ou des gouttelettes dangereuses étant susceptibles de se former lors de l’utilisation de mélanges contenant du dioxyde de titane, il est nécessaire d’informer les utilisateurs des mesures de précaution qui doivent être prises pour réduire autant que possible le risque pour la santé humaine. »

    Nous ne saurions trop insister en conclusion de cette brève présentation d’une étude trop détaillée pour être reproduite ici, sur la satisfaction que nous éprouvons à l’interdiction de ce composant dans l’alimentation depuis un mois.

    Ce qui ne nous empêche nullement d’alerter le public sur la toxicité des médicaments, cosmétiques, matériaux de construction, tissus, emballages alimentaires qui en contiennent toujours.

    Et nous interpellons les autorités responsables pour que la loi soit étendue à ces  produits si nous voulons sincèrement protéger durablement la population…

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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