L’EAU, source de vie

    En ce début d’année, il nous a paru utile d’attirer l’attention sur un élément qui nous est tellement familier que nous avons tendance à oublier combien nous dépendons de lui qui conditionne notre existence même : l‘Eau !

    Or, en ces temps de grands « progrès » il est aberrant de constater que 2,2 Mds de personnes n’ont pas accès à l‘eau potable. Soit le quart de la population mondiale à peu de choses près.

    En Europe même, berceau de civilisation, on constate, effarés, que 5% des personnes n’ont pas accès à l’eau potable tandis que 10% sont privés d’assainissement. Conséquences : environ 13 000 enfants au-dessous de 15 ans meurent chaque année de maladies entraînées par le manque d’eau.

    Au total ce sont 2,6 millions de personnes qui décèdent annuellement dans le monde, par manque d’eau.

    Or, les solutions existent.

    C’est le cas avec Water Seer qui pourrait remédier à cette pénurie. C’est un système qui consiste à associer une éolienne à une cuve et qui utilise la condensation pour récupérer l’humidité de l’air chargé naturellement de molécules d’eau.
    On conçoit l’intérêt majeur de procédés comme Water Seer ou d’autres procédés qui pourraient le compléter, quand on sait que deux enfants meurent toutes les trois minutes par impossibilité d’accès à l’eau !
    Et que dire du bilan total ? 10 000 personnes par jour meurent par manque d’eau ou par consommation forcée d’eau polluée.

    Les raisons

    Elles sont multiples comme toujours : le climat trop sec, le manque d’infrastructures publiques ou encore les pollutions industrielles locales, induites trop souvent  par nos criminels modes de consommation occidentaux.

    Il ne faut surtout pas penser que cette dramatique réalité qui produit mort, souffrances et conditions de vie inhumaines, soit ignorée. Elle est parfaitement connue de tous les responsables….mais personne encore à ce jour n’a trouvé de solution idéale pour endiguer le problème. D’autant que le critère essentiel du monde économique depuis soixante-dix ans, étant la rentabilité il n’est pas sûr que les solutions à mettre en œuvre soient satisfaisantes pour les actionnaires qui investiraient dans les dites solutions.

    Conclusion logique.

    Si n’est rien n’est entrepris pour inverser le cours des choses, la situation devrait s’empirer dans les années à venir et des millions de personnes mourront plus ou moins de soif tandis que nous continuerons à acheter des piscines superfétatoires, consommatrices de millions de m3 d’eau.

    Accéder à l’eau potable : un défi mondial

    Ce défi se pose en termes de santé et d’hygiène.

    Il faut savoir que dans certaines régions du monde l’accès à l’eau constitue une source inexcusable de discriminations. Ce sont des zones dans lesquelles femmes et enfants passent jusqu’à 6 heures par jour pour accéder aux points d’eau et la rapporter chez eux. Ce qui les prive du temps nécessaire pour s’éduquer, se former, créer ou simplement se distraire. Il va de soi que, dans de telles conditions, demander aux pays touchés par cette pénurie, constitue une cruelle plaisanterie. Comment pourraient-ils rivaliser avec les pays où l’eau coule à flots et est souvent gaspillée ?

    Voilà pour le volet social désastreux. Mais apparaît aussi d’autres conséquences destructrices : ce sont les conflits et les tensions nationales et internationales que l’accès à l’eau entraîne. Et l’avenir apparaît bien sombre de tous ces points de vue car, du fait du réchauffement climatique et des pollutions exponentielles générées par la société de consommation de masse, les populations privées d’un accès à l’eau potable risquent d’augmenter et d’aggraver les situations décrites ci-dessus jusqu’à l’insupportable.

    La prochaine fois que nous remplirons notre piscine individuelle alors qu’il existe une multiplicité de piscines collectives, laisserons couler un robinet inutilement, tirerons la chasse à tort et à travers,  mobilisant ainsi une précieuse eau potable dont d’autres sont très cruellement privés, nous penserons peut-être, après lecture de cet article, que la sécheresse et le manque d’eau ce n’est pas forcément et définitivement « que pour les autres« . Certaines régions françaises ont connu des épisodes fort désagréables ces dernières années en termes de sécheresse.

    Certains objecteront peut-être que le gaspillage ici n’entraîne aucune conséquence véritable sur la pénurie là-bas, très loin. C’est méconnaître les fondements d’une pensée véritablement écologique orientée vers le développement durable, car c’est ignorer la Terre en tant que système organique vivant où tout est en interconnexion où l’on doit se demander «  Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas  ?»
    C’est la question qu’Edward Lorenz se posait il n’y a pas si longtemps.
    Il semblerait que la marche du monde nous conduise de plus en plus à nous la poser à notre tour en ce début 2018.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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