La qualité et la sécurité des soins sont en sursis !

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    Securite sociale assurance maladie secu Il faut sortir de l’inconhérence

    Le premier Janvier de chaque année les acteurs du système de santé connaissent les objectifs de dépense de l’assurance maladie (ONDAM) et le 2 janvier, les experts annoncent déjà le déficit à venir. C’est ainsi qu’en début 2010 l’on découvre que le déficit à venir de l’assurance-maladie serait de l’ordre de 27 milliards d’euros…alors même que l’année n’a pas démarrée.

    Qu’adviendrait-il d’un chef d’entreprise réunissant son encadrement, ses collaborateurs, ses clients pour leur annoncer, au moment des vœux, les déficits à venir ?

    Un plan de reduction des dépenses sera bien evidement annoncé pour 2011, sans concertation, dans un pays ou la population augmente et vieillit, il est donc évident, qu’il ne sera plus possible d’assurer qualité et sécurité des soins.
    La qualité ne sera garantie que dans les  discours rémanents de Roselyne Bachelot, puisque nous le rappellons elle déclarait en septembre 2009 ” Je serais la ministre de la qualité des soins” (sic)

    On sait par ailleurs que la prise en charge des patients qui souffrent d’affections de longue durée comme le diabète, le cancer, ou l’hypertension artérielle, représentent plus des deux tiers des dépenses, et près de 90 % de leur progression.


    Le nombre de patients atteints de ces pathologies augmente de 4 % par an, le déficit à venir est donc considérable si on s’obstine à ne pas tenir compte de ces données pour faire un budget et bâtir le monde de la santé de demain.

    C’est donc un sujet clef, que l’on ne peut faire évoluer qu’en misant sur une politique de santé globale et sur le long terme privilégiant prévention, éducation thérapeutique, recherche et innovation.
    Selon l’Afsset  le coût de la pollution  sur la santé pour l’assurance maladie est compris entre 300 millions d‘euros et 1 milliard trois cent millions d’euros chaque année…

    L’optimisation des dépenses sur le long terme passera  donc par la nécessaire fusion des ministères de la santé, de l’environnement et de la recherche dans un grand ministère d’état.

    A ce jour, le système est en panne malgré les plans successifs ;
    Le plan  Veil en 1977, le plan Barrot en 1979, le plan Bérégovoy en 1981, le plan Seguin en 1986, le plan Veil en 1992, le plan Juppé en 1995, le plan Douste-Blasy en 2005, le plan Bertrand en 2007 et le plan HPST Bachelot de 2010.

    Il nous faut maintenant,  un grand plan national de santé pour 2050 , pour optimiser les dépenses, préserver la santé des générations futures, pour garantir des diminutions drastiques d’émissions de gaz à effet de serre ,et faire du secteur santé un fer de lance de l’économie Française.

    Olivier Toma.

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