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La facture des concentrations en Gaz à Effet de Serre : 90 000 000 000 euros / an

La facture des concentrations en Gaz à Effet de Serre : 90 000 000 000 euros / an

Ce qui n’empêche pas de continuer à prôner la lutte contre les émissions des Gaz à Effet de Serre  par toutes les voies raisonnables possibles. Surtout quand on lit sous la plume du secrétaire général de l’OMM :  » Même si nous pouvions stopper du jour au lendemain toute nouvelle émission, la concentration actuelle continuera à avoir des effets pendant des siècles. » Le taux de Gaz à Effet de Serre ayant d’ailleurs atteint un nouveau record de concentration en 2011.

Qu’en sera-t-il pour 2017 ?

L’OMM considère d’ailleurs  que le «réchauffement climatique» qui pouvait être mis en doute, il y a 20 ans, est maintenant avéré et que les observations et mesures effectuées ces dernières années ont levé le doute sur la question.

Soit. Sauf que, pour une part de la communauté scientifique, le doute ne portait pas tant sur le réchauffement qu’il serait difficile de contester, mais sur ses causes : naturelles ou provoquées par l’activité industrielle ?

 

Que nous dit l’OMM ?

réchauffement climatique » Les observations attestent que treize des quinze dernières années (1995-2008) figurent parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis que les températures de la surface du globe sont mesurées (1850). Au cours des cent dernières années (1906-2005), la température moyenne de la planète a augmenté de 0,74°C. Le niveau moyen des mers a augmenté de 17 cm au cours du vingtième siècle.

 » Augmentation lente, supérieure à 0,6°C en un siècle, des températures moyennes enregistrées par les stations météorologiques du monde entier, diminution de l’étendue et de l’épaisseur de la banquise arctique, recul des glaciers, hausse significative du niveau de la mer, autant d’indices sont venus confirmer la réalité du réchauffement climatique.

 

Le point sur les causes

 » Le climat varie et variera toujours pour des raisons naturelles. Toutefois, les activités humaines augmentent de façon considérable les concentrations atmosphériques de certains gaz, tels que les gaz à effet de serre (principalement le CO2), qui tendent à réchauffer la surface de la terre, et les aérosols anthropiques, qui tendent principalement à la refroidir.

 

Mais d’où proviennent ces redoutables et détestés GES  

  • Le gaz carbonique est surtout dû à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et à l’industrie (fabrication de ciment) ;
  • le méthane provient de l’élevage des ruminants, de la culture du riz, des décharges d’ordures, des exploitations pétrolières et gazières ;
  • le protoxyde d’azote vient des engrais azotés et de divers procédés chimiques ;
  • les gaz fluorés sont des gaz propulseurs dans les bombes aérosols, des gaz réfrigérants (climatiseurs). Ils sont émis aussi par diverses industries (mousses plastiques, composants d’ordinateurs) ;
  • l’hexafluorure de soufre est un gaz détecteur de fuites, utilisé également pour l’isolation électrique ;
  • les hydrocarbures perfluorés sont entre autres émis lors de la fabrication de l’aluminium.

 

Passons aux conséquences de ce réchauffement.

réchauffement climatiqueSelon le GIEC (récusé par une bonne part de la communauté scientifique) :

 » Les précipitations extrêmes et les inondations seront probablement plus nombreuses dans les années à venir….notamment dans les latitudes moyennes ».

 » En Europe du nord, le GIEC prévoit des pluies plus fortes en hiver. En Europe du sud, on remarque une réduction des pluies en été, avec pour conséquence une multiplication des sécheresses et des incendies, ainsi qu’un déficit en eau dans le pourtour méditerranéen.

 » D’ici à 2050, près d’un million d’espèces végétales et animales risquent de disparaître à cause du réchauffement climatique« . Telle est la conclusion d’une étude internationale publiée en janvier 2004 dans la revue Nature. Les chercheurs avaient évalué les conséquences de la hausse des températures sur plus d’un millier d’espèces.

Ces mêmes chercheurs estiment que  » dans le cas d’un réchauffement moyen (+1,8 à 2°C), 15 à 37% de l’ensemble des espèces seront menacées d’extinction à cause de la modification de leur habitat naturel « . 

 

Où le réchauffement climatique est-il le plus manifeste ?

barrière de corailSur la grande barrière de corail en Australie qui s’étend sur 2 000 km et qui aura perdu l’essentiel de sa couverture corallienne dans 50 ans.

Au Canada, le permafrost de l’Arctique (sol gelé en permanence) qui a perdu 80 000 km2 en 30 ans associé au raccourcissement de la saison des glaces menace la survie des ours polaires.

Chez nous, l’Inra a constaté que les arbres fleurissent de plus en plus tôt, et que les vendanges sont plus précoces en moyenne d’une quinzaine de jours. C’est d’ailleurs une constatation que chacun peut faire s’il possède un jardin et se donne la peine de l’observer.

Du côté niveau des eaux, on s’aperçoit que depuis cent ans, chaque année il s’élève d’à peu près 1 à 2 mm grâce à la dilatation de l’eau sous l’effet de la chaleur et à la fonte des glaces terrestres. Cette augmentation pourrait donc atteindre de 5 à 30 cm d’ici à 2050, ce qui mettra en danger d’inondation plusieurs métropoles côtières d’ici la fin du siècle si la tendance se maintient.

Du point de vue sanitaire, le réchauffement risque d’avoir de graves conséquences. L’OMS a calculé qu’une élévation de température de 1 ou 2°C au cours du siècle pourrait soumettre les territoires du Nord à l’invasion des moustiques et donc à une épidémie de maladies tropicales, telles que le paludisme ou la dengue.

Epidémies encore augmentées du fait de la multiplication des catastrophes naturelles (inondations, tempêtes ou sécheresses) qui provoquerait mouvements de population et pénuries d’eau potable.

Une prévision alarmiste.

Publiée par «Low Carbon Economy Index», elle émane des experts de PricewaterhouseCoopers (PWC) qui prévoient un réchauffement global de +6°C d’ici à 2100 !

Sauf si des économies drastiques de CO2 sont réalisées dans les prochaines années.
Pour PWC le seuil fatidique des +2°C est d’ores et déjà illusoire….il faut revoir l’augmentation des températures à la hausse.

En effet les émissions mondiales de carbone ont augmenté de 3% en 2011 par rapport à l’année précédente, et la tendance depuis 2000 est à une augmentation de 0,8% annuels. Il faudrait donc réduire de 5% par an les émissions de CO2 jusqu’en 2050 pour espérer contenir le réchauffement à +2°C.  On est très loin du compte.

«Même en doublant notre taux de « décarbonisation » actuel, nous irions quand même vers un réchauffement de +6°C à la fin du siècle»,

écrit un collaborateur de PwC. «Pour avoir 50% de chances d’éviter de dépasser les +2°C, il faudrait multiplier par six notre taux de « décarbonisation« » affirme-t-il.

Si quelques uns de nos lecteurs croyaient encore à la doctrine officielle du « progrès continu » que nous avons héritée des « Lumières« , ils devront remettre en cause leur conviction, après avoir lu ces chiffres et ces prévisions.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

 

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