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Gaspillage alimentaire et emballage plastique

Gaspillage alimentaire et emballage plastique

Le gaspillage alimentaire et emballages plastique : l’alliance des « gaspilleurs » et des « prédateurs » !

Le collectif Zéro Waste met les pieds dans le plat avec éclat, si on peut dire !

Aves les Amis de la Terre Europe ce collectif dénonce un scandale très minoré : l’utilisation du plastique dans les emballages alimentaires. Un scandale de deux points vue :

  • Le plastique utilisé est mal recyclé
  • Il ne favorise aucunement laréduction du gaspillage alimentaire comme on a pu nous le faire croire.

Pourquoi cette accusation ?

Parce-que ce type d’emballage nous conduit à acheter plus que ce dont nous avons besoin du fait du mode d’emballage qui ne se prête pas toujours à disposer de la juste quantité. Résultat ? la poubelle.

La Solution ?

l’achat à l’unité et dans des sacs réutilisables seule possibilité de consommer juste à proportion de nos besoins réels. Sans oublier les conséquences sur l’environnement.

Le Recyclage

Le rapport passe ensuite au chapitre du recyclage des emballages plastiques en France, et en Europe. Et il écrit : « Les taux d’abandon de détritus ou de dépôts dans la nature sont absolument inacceptables. Moins de 30 % des déchets plastiques sont collectés pour le recyclage ».
Si bien que nous sommes noyés sous le plastique en tous lieux : les plages, la mer, les décharges, nos poubelles…..

La seule solution consisterait à ce que le pouvoir politique, enfin soucieux de notre Bien Commun, contraignît  l’hydre agroalimentaire mondialisée de renoncer aux emballages plastiques.

  • D’abord parce-que ceux-ci constituent un danger pour notre santé
  • Parce-que ensuite ils réduiraient ainsi les distances d’approvisionnement (à quoi bon acheter certains fruits et légumes dans de barquettes plastique venant d’Espagne ou du Maroc, quand nos producteurs déversent leurs marchandises devant les préfectures ?)
  • Réduction qui, au final, éviterait le recours au plastique pour la conservation de l’aliment.

Et le rapport enfonce une porte ouverte depuis toujours mais solidement verrouillée par la finance internationale et la « grande distribution » qu’elle a mis en place : « Des chaînes d’approvisionnement alimentaire courtes peuvent rapprocher les consommateurs des agriculteurs locaux et favoriser la prévention des déchets et des taux élevés de réutilisation et de recyclage des emballages ».

Et si au lieu de « chaines d’approvisionnement alimentaires courtes » on pensait réhabilitation du petit commerce privé par toutes sortes de mesures adéquates, ce serait encore mieux et plus humain.

Inquiétudes du côté des pédiatres américains.

L’Académie américaine de pédiatrie vient de pondre un nouveau rapport qui dénonce l’exposition des enfants à des « substances toxiques et perturbateurs endocriniens via les emballages et les additifs alimentaires ».

Quels sont-ils ?

Toujours les mêmes malfaiteurs : Bisphénol, phtalates, nitrates et nitrites, composés perfluorés…  toujours en relation avec l’usage démentiel du plastique comme cela a été démontré sans contestation possible.  Mais leurs méfaits sont encore plus inacceptables quand ils s’exercent sur des enfants dont les organes et systèmes hormonaux en cours de développement sont d’autant plus sensibles à ces substances. Par exemple aux perturbateurs endocriniens qui miment l’action des hormones de notre corps et induisent des pathologies irréversibles.

L’Académie américaine a d’autant plus de mouron  à se faire que les USA disposent d’une réglementation encore  plus permissive qu’en Europe. Ils autorisent ainsi plus de 10 000 produits chimiques dans les aliments et matériaux d’emballages alimentaires. Or, le rapport de la dite Académie s’appuyant sur vingt ans de recherches scientifiques ne laisse plus rien ignorer des effets dévastateurs des produits chimiques perturbateurs du système endocrinien sur la santé des enfants qui sont, de plus, de gros mangeurs. Conséquence ? Immaturité des organes qui inquiété beaucoup les pédiatres américains.

Ainsi, si d’un côté l’École fabrique des « crétins » – suivant le titre d’un célèbre ouvrage récent – l’industrie agro-alimentaire, fabriques de « immatures » endocriniens, c’est à dire des handicapés au plein sens du mot.

Merveilleux résultats d’une société qui a tout misé sur le « bonheur » que devait lui apporter le « progrès technico-scientifique ».

Quels sont les produits chimiques dénoncés par l’Académie américaine de pédiatrie ?

Nous citons textuellement le rapport :

  • Les bisphénols, comme le bisphénol A, utilisés pour durcir les récipients en plastique et les canettes métalliques. Ils pourraient imiter les œstrogènes et ainsi contrarier l’arrivée de la puberté, diminuer la fertilité, augmenter la graisse corporelle et affecter les systèmes nerveux et immunitaire ;
  • Les phtalates, utilisés pour donner de la flexibilité à certains plastiques et vinyls. Ils pourraient affecter le développement génital masculin, augmenter l’obésité infantile et contribuer aux maladies cardiaques ;
  • Les perfluorocarbures ou hydrocarbures perfluorés (PFC), qui sont utilisés dans les emballages alimentaires en papier et en carton. Ils pourraient réduire l’immunité, le poids à la naissance et la fertilité ;
  • Le perchlorate, qui est ajouté à certains emballages alimentaires secs pour contrôler l’électricité statique. Il perturberait la fonction thyroïdienne, le développement précoce du cerveau et la croissance ;
  • les colorants alimentaires artificiels, qui pourraient aggraver les symptômes du trouble déficitaire de l’attention / hyperactivité (TDAH) ;
  • les nitrates, qui sont utilisés comme conservateurs et pour rendre les viandes plus roses. Ils sont accusés d’interférer avec la production d’hormones thyroïdiennes et la capacité du sang à fournir de l’oxygène.

Que faire ?

Avoir d’abord conscience du piège qui nous est tendu. On nous affirme que les produits toxiques ne sont perturbateurs endocriniens qu’à une certaine dose. Certes, mais c’est sur cet argument à double tranchant que jouent les empoisonneurs de nos enfants. Car il nous faut, nonobstant ces « doses maximum respectées » penser en effet cocktail (terme utilisé par les chercheurs). Ce qui veut dire qu’il nous faut comprendre que nous sommes multi-exposés non seulement par les contenants alimentaires, mais aussi par les cosmétiques, les produits d’entretien, les vêtements…. Notamment les couches pour bébés et les cosmétiques pour leurs « petites fesses ». Ce qui démultiplie les possibilités de dépasser  les « doses respectées » sur chacun des produits pris individuellement.

Ensuite réagir et prendre de bonnes et fermes habitudes.

Là encore nous citons :

  • éviter de réchauffer un plat dans un contenant en plastique
  • de manière générale, pour la cuisson des aliments, privilégier le verre, la céramique, l’inox
  • privilégier les conserves en bocaux en verre plutôt que le métal
  • éviter d’emballer des aliments dans du cellophane, privilégier l’aluminium (sauf pour les aliments chauds), les toiles cirées ou le papier sulfurisé
  • en cas d’utilisation de récipient en plastique, éviter ceux dotés du code de recyclage 3, 6 et 7.

Terminons en douceur… avec le miel !

Le magazine « 60 Millions de consommateurs » a révélé que «  le miel vendu en France contient des particules de plastique. Tous les échantillons que nous avons testés sont contaminés ».

Nos amis allemands dénonçaient déjà en 2013  le fait que « du miel vendu outre-Rhin incorporait des particules de plastique, d’une taille de 0,01 à 9 mm selon les résidus ». Leur chercheurs avait trouvé de telles particules dans les dix-neuf échantillons qu’ils avaient analysés, et dans cinq échantillons de sucre. Tous ces produits provenaient d’Allemagne. Un seul provenait de France.

Mais doit-on se réjouir de ce faible résultat ?

C’est la question que s’est posé 60 Millions de consommateurs qui a fait analyser le contenu de douze pots de miel de provenances diverses mais achetés en France.

Catastrophe ! Les résultats sont sans appel. [Ils] plaident pour l’hypothèse d’une contamination globale. En effet, quels que soient leur origine et leur mode de production (conventionnel ou bio), tous les échantillons sont contaminés par des microplastiques !

Les valeurs relevées sont comparables à celles obtenues dans la publication allemande. Toutefois, la contamination apparaît à des degrés divers. Les miels les plus pollués affichent jusqu’à 265 microrésidus par kilo, soit trois fois plus que les références les mieux notées.

Qu’ajouter à ce triste tableau ?

En fait le travail des analystes a révélé trois types de microplastiques présents dans le miel :

  • des fibres sans doute d’origine textile,
  • des fragments provenant éventuellement de la dégradation de plastiques plus volumineux ;
  • des granules dont l’origine est sans doute liée à des cosmétiques ou à des rejets industriels.

Il s‘agit donc là d’une pollution supposément environnementale.

C’est ainsi que « des microparticules ont été trouvées dans l’eau de pluie, dans l’atmosphère et dans certaines fleurs ». On voit le schéma : les particules sont multiprésentes dans la nature, mais c’est compter sans la conscience professionnelle des abeilles qui les récupèrent dans les pollens, les rapportent à la ruche et en « enrichissent » leur miel…  Enfin, quand elles ne sont pas purement et simplement génocidées par les pesticides chimiques qui les éliminent à 80%. 

Mais cette affaire du miel va plus loin, car, de victime il pourrait bien s’avérer bourreau ! À son corps défendant

Certains soupçonnent « la dégradation de plaques de polystyrène utilisées pour isoler les ruches, ou encore la libération de fragments quand des mélangeurs en acier sont employés pour du miel conditionné dans des pots en matière plastique » de jouer leur rôle dans les résultats affligeants obtenus dans l’analyse d’un produit naturel qui évoque, plus que tout autre peut-être l’alchimie merveilleuse opérée par les abeilles qui transforment nos fleurs en trésors de santé…

Mais il reste des questions pour le moment sans réponse.

Comment expliquer le fait que les trois types de microplastiques repérés sont exactement les mêmes que ceux qu’on trouve dans le milieu marin ? De l’abeille à la sardine, voilà un sacré parcours…

Parcours confirmé par des études qui avaient révélé la présence de microplastiques dans les poissons, les huîtres, les moules. Les voilà maintenant installés dans le miel et le sucre.

Nous ne voyons pas ce qui pourrait encore leur échapper à la surface de la terre, dans les mers et dans l’air que nous respirons.

Il est peut-être temps de se poser la question d’une chimie toute puissante, déversant des tonnes de composants chimiques dans la nature, sans se soucier aucunement de respecter les lois naturelles qui, de toutes façons, sont contestées par le nihilisme contemporain.

En fait, avec le miel, c’est toute la question d’une « modernité » et d’une « postmodernité » marquée par la conviction que l’homme, « mesure de toutes choses » est destiné à dominer et exploiter une nature dont il se pense « maître et possesseur » qui est posée. Alors qu’il n’en est que l’hôte et il doit s’efforcer de la comprendre, de l’aimer, de la respecter, de vivre en osmose avec elle s’il veut assurer la satisfaction de ses besoins – donc sa survie – sur le long terme.

Faute de quoi la question restera sans réponse à tout jamais car il n’y aura plus personne pour seulement se la poser.

 

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

 

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