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La guerre au sucre est ouverte dans certains hôpitaux canadiens. Et chez nous ?

La guerre au sucre est ouverte dans certains hôpitaux canadiens. Et chez nous ?

La guerre au sucre est ouverte dans certains hôpitaux canadiens. Et chez nous ?

Du lointain Canada, province du Nouveau-Brunswick, nous parvient une nouvelle réjouissante concernant la nourriture des patients des hôpitaux. Le Réseau de santé Vitalité, une des deux régies régionales dans ce domaine, a décidé d’éliminer du menu des hôpitaux de nombreuses boissons contenant du sucre ajouté, au nombre desquelles les boissons sucrées bien sûr, énergisantes comme celles qui contiennent des édulcorants.

Pourquoi cette décision ?

Le sucre intervient dans de nombreux problèmes de santé. L’article de « La nouvelle Acadie » précise même qu’il a dépassé le tabac comme première cause d’aggravation des maladies chroniques.

D’autant qu’il provient en majeure partie des boissons industrielles. Piège redoutable car si les consommateurs surveillent leur alimentation en matière d’aliments riches en sucre, ils méconnaissent le taux de sucre des boissons qu’ils ingurgitent. C’est un peu comme éponger l’eau dans la salle de bain inondée mais en laissant un robinet ouvert…

Que le sucre contribue à la montée de l’obésité qui frappe l’Amérique du Nord avec les problèmes de santé qui en dérivent ne surprendra personne. Près de 70% des adultes de la Province du Nouveau-Brunswick sont en surpoids voire carrément obèses.

Or il a été établi que l’obésité est directement liée à des maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et le Cancer. Excusez du peu.

Si bien que les experts craignent que la génération à venir ait une espérance de vie plus courte que la nôtre !

Les remèdes.

Réduire absolument notre consommation de sucre sur la durée avec quelques exceptions ponctuelles et rares.

Restent les aliments dont la consommation régulière contrevient à cette indispensable discipline. Il nous faut renoncer aux boissons délivrées dans les distributeurs automatiques de nos cafétérias habituelles, y compris les laits sucrés et les jus de fruits « 100% naturels » et nous cantonner aux eaux minérales.

Bien entendu c’est aux établissements de santé de montrer l’exemple en ces domaines qui touchent de si près à l’amélioration générale de la santé publique, compromise par des choix de vie et des formes de consommation profondément nocives. Aussi  Le Réseau de santé Vitalité a décidé d’aider à son personnel, à ses patients et à ses visiteurs à s’habituer aux bonnes pratiques, aux pratiques saines.

Certes l’idée de chasser impitoyablement les boissons sucrées hors des les hôpitaux ne suffira pas. Mais on peut espérer que cette mesure prophylactique amorce une prise de conscience en faveur des régimes alimentaires et des modes de vie plus sains et donc faire baisser le taux de maladies chroniques au Nouveau-Brunswick.

Boire plus d’eau, y ajouter quelques tranches de fruits frais ( citrons, oranges par exemple) garder toujours de l’eau au frais et apporter une bouteille d’eau minérale sur son lieu de travail, voilà des moyens de nous déconditionner de ces boissons industrielles qui nous empoisonnent silencieusement.

Après tout ce sucre, voici notre grain de sel.

Il va de soi que, pour notre part, nous ne cesserons de conseiller la suppression de toutes formes de boissons sucrées dans toutes les catégories d’établissements qui touchent, de près ou de loin, à la santé. C’est bien le moins qu’on puisse faire pour éradiquer l’augmentation des maladies chroniques. De plus c’est une mesure qui ne coûte pas un sou à la Sécurité sociale… donc au contribuable.

En ces temps de revendications tous azimuts voilà qui n’est peut-être pas à dédaigner

 

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

 

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