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Harengs et Maquereaux : prudence pendant les chimiothérapies !

h et mCes deux savoureux poissons sont fortement déconseillés aux personnes sous chimiothérapie ! C’est ce que nous apprend l’équipe du Netherlands Cancer Institute d’Amsterdam à la suite d’une récente étude publiée dans « JAMA Oncology » : l’ingestion d’un acide gras de poisson nommé le PIFA (platinum-induced fatty acid) peut provoquer une chimiorésistance. Or cette substance se trouve dans plusieurs suppléments alimentaires consommés par les sujets cancéreux qui espèrent ainsi renforcer leurs défenses contre la maladie. Or, d’après le Pr Emile Voest et son équipe, ces personnes risquent l’effet inverse, des chimiorésistances étant apparues chez des souris ayant absorbé des acides gras de poisson en quantité infime, dont le PIFA ci-dessus évoqué.

Le thon et le saumon oui !… Le hareng, la sardine, l’anchois et le maquereau, non !…

118 volontaires malades ont été soumis à un questionnaire spécifique :
– 11% consommaient des suppléments alimentaires de type Oméga 3. Or une étude menée sur 6 huiles de poisson et 4 types de poissons, a révélé que toutes les huiles – 3 venant de sardines et/ou d’anchois, 1 de lançon et 2 d’origine indéterminée – contenaient des acides gras PIFA en quantité remarquable. C’est le cas du maquereau et du hareng fumé à l’inverse du thon et du saumon.
– Or, il est apparu que la consommation de 1 microlitre d’huile de poisson a augmenté la résistance à plusieurs chimiothérapies chez la souris (dont l’irinotéan, le cis-platine, l’oxaliplatine).

Une trentaine de volontaires sains ont aussi été soumis au questionnaire et il est apparu que la consommation d’huiles de poisson de trois marques différentes, à la dose recommandée de 10 ml, mais toutes ayant les sardines et les anchois pour origine, augmentait le taux d’acides gras dans le sang jusqu’à 20 fois la normale !
Un autre volet de ces expérimentations portant sur 4 variétés de poissons a pu montrer que la consommation standard de maquereau et de hareng fumé, à concurrence de 100 g. avait augmenté le taux de PIFA de manière significative par rapport à celle de thon et de saumon.

De même a-t-il été établi qu’il fallait attendre 8 heures pour revenir à une normalisation complète des taux sanguins en acide gras après une ingestion de 10 ml d’huile de poisson.
Et l’étude se conclut de la façon suivante : « Jusqu’à ce que des données complémentaires soient disponibles, nous conseillons aux patients d’éviter provisoirement l’huile de poisson, à partir de la veille de la chimiothérapie jusqu’au jour suivant »

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

Cf : http://politiquedesante.fr/2011/04/02/bon-appetit-messieurs-dames%E2%80%A6-hum-%E2%80%A6/

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