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Une excellente nouvelle : l’alternative naturelle aux antibiotiques existe

Une excellente nouvelle : l'alternative naturelle aux antibiotiques existe

C’est Adnane Remmal, Professeur en biologie à l’université de Fès qui est à l’origine de cette innovation majeure destinée à clore le règne des antibiotiques.

  • dans un premier temps ce chercheur s’est servi des huiles essentielles pour réactiver des antibiotiques devenus inopérants par la résistance bactérienne.
  • dans un deuxième temps, il espère remplacer définitivement les antibiotiques par des extraits de plantes.

Adnane Remmal vient d’ailleurs de recevoir le prix du public du concours de l’inventeur 2017 de l’Office européen des brevets (OEB), ce qui constitue une première pour le continent africain en son entier. Et ce qui constitue aussi un facteur révolutionnaire dans la façon de soigner à l’échelon mondial si on comprend que son « invention » – un médicament à base d’huiles essentielles – règle le cauchemar de la résistance des bactéries aux antibiotiques

Odyssée du Dr Remmal

Adnane Remmal qui a mené une grande part de ses études en France avait entrepris un travail sur la bactériologie à Paris. Puis il avait décidé de se spécialiser dans l’hypertension artérielle, objet de sa thèse.

Rentré au Maroc il s’aperçoit que sa spécialité n’intéresse pas les autorités sanitaires marocaines qui n’envisagent l’hypertension artérielle que sous le registre de la prévention, c’est à dire des précautions à prendre pour l’éviter et non du traitement de la maladie déclarée.

En revanche, le pays doit affronter le gros problème des infections. De nombreux chirurgiens, pourtant fort efficients, voient leurs patients mourir d’une infection nosocomiale contre laquelle les antibiotiques ne peuvent rien !

Adnane Remmal  conçoit alors l’idée de repenser le phénomène de résistance des bactéries – qui non seulement désespère les chirurgiens marocains, mais inquiète l’Organisation mondiale de la santé -, en se référant aux démarches de Pasteur et de Flemming. Il se reconvertit alors à la biologie….et il se repose les bonnes questions :

  • comment combattre cette résistance bactérienne?
  • Faut-il remplacer les antibiotiques et par quoi ?

Réponse inattendue : les huiles essentielles bien sûr.

Idée qui ne pouvait naître que chez un homme dont la culture fait la part belle à cette approche naturelle de la maladie que nous avons perdu un occident depuis près de trois siècles et qui s’est conservée au Maroc où, « lorsqu’on est malade, avant de se rendre à la pharmacie ou chez le docteur, on essaie d’abord les huiles essentielles« , comme l’explique une journaliste marocaine.

Une synergie

Notre (re)découvreur rencontre alors un autre chercheur. Celui-ci est chimiste et spécialiste des huiles essentielles. Il perçoit très vite l’importance du domaine de recherche que lui propose le Dr Remmal. Ensemble, ils se focalisent sur les « principes actifs », des huiles essentielles, c’est-à-dire sur les molécules opératives. Et ils déterminent quelques principes déterminants dans leur futur succès

  • Tout d’abord « un antibiotique fonctionne comme une clé qui ouvre une serrure. Si la bactérie mute, la serrure a changé, la clé ne sert plus à rien« , décrit le chercheur.
  • Du côté des huiles essentielles, ils concluent que celles-ci agissent « comme un gros marteau qui casse la porte« .

Ainsi, en « dopant » l’antibiotique aux huiles essentielles, Remmal fabrique une clef qui non seulement ouvre la porte, mais, en fait, la démolit. Et il nous offre « une nouvelle molécule qui a un maximum d’effet avec un minimum de dose, et aucun effet secondaire« .

Seul le druide Panoramix, à ce jour, nous paraît avoir inventé une potion équivalente.

C’est le début de la grande aventure.

Les résultats obtenus après 10 ans de recherche, convainquent le laboratoire pharmaceutique marocain Sothema d’investir dans la mise au point d’un nouveau médicament dont la technologie est brevetée et les essais cliniques entrepris.

Ils arrivent à échéance  et la commercialisation du médicament sera lancée au plus tard début 2018.

L’avenir : une espérance non dénuée de soucis

On a assuré au Dr Remmal qu’il était « très surveillé par les grands labos« . Certains ont même tenté de lui racheter son brevet. En pure perte. Ils ont alors tenté de le séduire en lui proposant un contrat de financement de ses recherches, dont une clause prévoyait l’hypothèque de son brevet. En vain.

On comprend le souci de ces grands fabricants qui ont oublié depuis longtemps la mission essentielle de la médecine et de la pharmacie qui ne se définit pas en courbes de rentabilité.

Aujourd’hui, la méthode Remmal consiste à booster les antibiotiques par les huiles essentielles. Soit, on vendra toujours des antibiotiques. Mais qu’en sera-t-il quand et si la recherche, permettait aux principes actifs des huiles essentielles de remplacer les substances chimiques qui sont à l’industrie pharmaceutique ce que l’or noir est aux Emirats, à l’Irak ou à l’Arabie Saoudite ?

Or cette éventualité (que nous avons mise au conditionnel pour souci d’objectivité) se manifeste déjà comme une probabilité puisque Adnane Remmal se passe déjà d’antibiotiques dans l’élevage des animaux ! Il a en effet mis au point des des compléments alimentaires entièrement végétaux (donc naturels), qui remplacent les antibiotiques dont on abreuve des vaches, poules et autres moutons pour les préserver des épizooties….tout en polluant notre nourriture. A la plus grande satisfaction de tous : éleveurs (ça marche mieux et c’est moins cher) consommateurs (la viande de ces animaux a meilleur goût) patients éventuels (débarrassée de la présence des antibiotiques, le produit des élevages intensifs ne contribue plus à abaisser l’efficacité des médicaments indispensables en cas d’infection ou de contamination).

On imagine la tête qui doit être faite dans les Conseils d’Administration des géants mondiaux de l’antibiotique !

 La reconnaissance internationale

Ce sont ces suppléments alimentaires pour bétail qui ont valu à Adnane Remmal de recevoir le prix de l’Innovation pour l’Afrique en 2015en plus du prix de l’OEB. Reconnaissance internationale justifiée qui permet au chercheur d’ironiser sur la « d’herboriste du coin » maintenant que sa qualification scientifique ne peut plus être remise en cause.

Et comme il associe la ténacité à l’ironie, il a décidé de lever des fonds pour créer un institut de recherche privé, « pour ceux qui veulent travailler en dehors des tracasseries administratives« .

Comme on le comprend ! On lui souhaite bon courage et plein succès.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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