Alerte aux intoxications par les huiles essentielles !

    Qui ne pense pas le plus grand bien des huiles essentielles ? Qui ne les utilise pas dans toutes sortes d’applications censées calmer ou assainir parce qu’elles ont la réputation d’être efficaces et naturelles et de nous éviter le recours à une chimie envahissante et intoxicantes ?

    Certes. Mais il faudrait quand même se poser la question de leur bonne utilisation car il apparaît que ces panacées universelles sont facteurs d’intoxications en hausse dans les Hauts-de-France.

    D’après certains témoignages, il est apparu qu’une utilisation intempestive ou excessive des huiles essentielles a provoqué démangeaisons et plaques rouges sur le corps. À l’instar de  symptômes d’intoxication.

    Le phénomène ne semble pas marginal puisque de 18 personnes en 2000, le nombre d’intoxications répertorié est récemment passé 141 personnes dans les Hauts-de-France.  Le centre antipoison de Lille précisant qu’«  il s’agissait principalement d’intoxications pédiatriques. Et dans 98 % des cas, l’exposition était accidentelle  ».

    À l’échelon national 1170 cas ont été recensés en quinze ans, dont la plupart dans le Nord et le Pas-de-Calais. Ce qui induit à considérer qu’il est nécessaire de manipuler ces huiles avec précaution et bon sens, du fait même qu’au-delà de leurs vertus, certaines huiles sont toxiques et « contre-indiquées chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes épileptiques ou asthmatiques »

    Bien entendu, il ne faut pas tomber dans l’opinion inverse et les considérer désormais comme néfastes la santé.

    D’après les spécialistes de la question le problème à résoudre est celui de leur utilisation et de leur manipulation.  L’ignorance ou l’imprudence en ce domaine étant facteurs de risques. C’est ainsi que l’huile de lavande – très unanimement appréciée – et utilisée sans être mélangée à un dispersant,  favorise les irritations cutanées.

    Le cas des diffuseurs et la Qualité de l’Air Intérieur (QAI).

    Il ne faut pas confondre « produit naturel » et « produit sans danger« . Auquel cas nous pourrions consommer l’amanite phalloïde pour notre plus grand bien. Le danger, ici, vient souvent d’une utilisation des huiles essentielles à trop forte doses.

    L’ingestion et/ou l’application cutanée, ne sont d’ailleurs pas seules en cause.

    Les diffuseurs d’huiles essentielles sont pointés du doigt eux aussi. «  Toutes les huiles ne se diffusent pas ou ne se brûlent pas », précise une spécialiste « on peut privilégier des diffuseurs à chaleur douce ou à ultrasons. Mais la diffusion doit rester temporaire et ne pas durer des heures. Sinon, ça peut vite tourner à la catastrophe !  » Quand on est conscient des problèmes entraînés par de trop nombreuses substances dans le domaine de la QAI, on comprend qu’il ne faille pas en rajouter avec des diffuseurs soit-disant « assainissant » mais, en fait irritants et allergisants.

     Reste le choix des huiles…

    • Une bonne huile essentielle doit pouvoir présenter la mention « H.E.B.B.D. » Soit : huile essentielle botaniquement et biochimiquement définie.
    • Elle doit être « 100 % pure, naturelle et totale ».
    • On doit trouver mentionné sur le flacon : le nom latin et la famille botanique de la plante, le chémotype qui sert de carte d’identité pour l’huile, le numéro de lot et l’origine.

    Les sprays ne sont pas en reste

    AIRD’après le magazine « 60 millions de consommateurs » les sprays aux huiles essentielles «  contiennent des substances allergènes, irritantes voire toxiques, impliquant un étiquetage strict  ». Ce qui amène les rédacteurs à mettre en cause la qualité de certaines marques…

    D’après nos propres enquêtes sur le sujet, les huiles essentielles pourraient s’avérer « perturbateurs endocriniens ». Certes les preuves sont inexistantes, mais les doutes sont sévères. Il conviendrait donc d’appliquer le principe de précaution et de n’utiliser les huiles essentielles que dans le cadre d’une prescription prodiguée par un médecin spécialisé … C’est donc une affaire à suivre de près. Nous conseillons vivement au lecteur intéressé de se reporter à l’étude sur le sujet publiée en anglais : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa064725#t=article

    Dernier conseil : en cas d’intoxication, il est plus prudent de connaître le N° de téléphone du Centre antipoison le plus proche.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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