A quand un indice PBT pour les médicaments en France ?

    A quand un indice PBT pour les médicaments en France ?

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    Nous avons attiré avec insistance l’attention de nos lecteurs sur la nécessité de réaliser un indice PBT (Persistent Bioaccumulative and Toxic) français. Déjà dans notre ouvrage “Hippocrate, au secours !…” nous écrivions :

    A quand, un indice pour les médicaments en France ?

    Grâce aux progrès de l’analyse physico-chimique, la présence de traces de substances médicamenteuses a été largement établie à l’échelle mondiale et en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires et dans les boues des stations d’épuration ou dans les sols.

    La secrétaire d’Etat à l’écologie, affirmait dans les colonnes d’un quotidien du Mardi 24 Novembre 2009 : ” On n’avait pas pris entièrement conscience du problème jusqu’à une étude récente qui a montré qu’il y avait une féminisation croissante des populations de poissons. On s’est alors rendu compte de notre manque de connaissances sur l’impact de ces rejets concernant l’environnement et la santé. On ne sait pas bien non plus quels sont les produits de  santé qui se retrouvent dans l’eau et les possibles interactions entre les différentes substances. Un recensement global sera un objectif sur le plan national.”

    Ce genre d’affirmation a de quoi nous laisser pantois puisque cela fait près de dix ans que les professionnels de santé alertent l’opinion publique et les autorités dites compétentes sur cet état de choses ; proposent que l’indice PBT devienne un critère de choix majeur comme il l’est dans d’autres pays ! Et ils s’aperçoivent, en fin de compte, que le Ministère de tutelle, chargé tout spécialement de l’écologie, ne fait que prendre conscience du problème avec une touchante naïveté……..” (fin de citation).

    Notre appel fut ensuite relayé par l’intervention du député de Béziers, Elie Aboud, qui dans une question au gouvernement (publiée sous le numéro 91583 au Journal Officiel du 26 Octobre 2010 – page 11531) a interpellé le ministre de la santé de l’époque, Mme Roselyne Bachelot-Narquin, sur ce qu’elle comptait mettre en œuvre pour résoudre “le problème environnemental et sanitaire que pose la présence de résidus médicamenteux dans le milieu aquatique”.

    Mais nous n’avons pas constaté de progrès notables dans la résolution de ce grave problème de santé publique, depuis cette prise de position. C’est dans cet esprit que nous vous signalons la nouvelle liste PBT environmentally classifier pharmaceuticals 2014/2015 (version anglaise).

    Pour notre part, nous soutiendrons toute proposition de projet de loi qui adapterait cet indice en France et contribuerait à prévenir la contamination diffuse et sournoise de notre environnement par des résidus de médicaments.

    Olivier Toma, Primum Non Nocere

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