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Les industriels du médicament sont-ils perfectibles ? (épisode 3)

Les industriels du médicament sont-ils perfectibles ? (épisode 3)

Dernier volet de cette saga des industriels du médicaments sont-ils perfectibles? comment peuvent-ils agir?  En réduisant les effluents médicamenteux et en réduisant la production de déchets Nous allons voir maintenant que 2 possibilités existent encore:

Eviter le gaspillage

industriels médicamentsLa facture de ce gaspillage pèse très lourd : 7 milliards d’euros, pour 23 500 tonnes de médicaments inutilisés par les particuliers, soit 14% du total des médicaments vendus en France, sans parler des médicaments inutilisés par les hôpitaux arrivant au seuil de leur date de péremption, dont la facture s’élève à 50 millions d’euros par an.

Pour lutter contre cela, peut-être faudrait-il lancer des idées qui pourraient être testées avant :

  • Assurer une dispensation unitaire en officine,
  • Mentionner de la date sur les « blister » permettrait aux hôpitaux de ne pas avoir à détruire les médicaments distribués dans les services et non consommés.
  • L’envoi d’échantillons lors de passage d’appel d’offre pourraient être repris ou « factices ».
  • Les centres de simulation pourraient aussi être livrés en médicaments « factices » pour ne pas avoir à gâcher de vrais médicaments et générer des déchets qui souvent ne sont pas traités…

 

Réduire les effets sur la santé humaine et l’environnement

Les transports et livraisons de médicaments ont une empreinte carbone très lourdes. Les particules fines ainsi générées favorisent les AVC et les maladies pulmonaires. Réduire l’impact des transports est un geste de santé publique.

Les transporteurs choisis doivent l’être sur la base de critères de choix très précis. Privilégier des véhicules propres, hybrides ou électriques, exiger que les moteurs aux abords des établissements de santé soient éteints pendant les livraisons…etc.

Comme nous l’avons déjà évoqué le développement de la chimiothérapie en ambulatoire et à domicile nécessite des mesures de précautions bien précises pour les accompagnants, comme en médecine vétérinaire… Ces mesures de précautions ne sont pas diffusées en France. Un « passeport pour une chimiothérapie responsable » pourrait être mis à la disposition des aidants, des professionnels et des patients.

Les industriels du médicament sont-ils perfectibles ? (épisode 3)

L’information relative aux interactions médicamenteuses et / ou alimentaires n’est pas diffusée de manière efficace. Des efforts pourraient être réalisés avec les outils d’aujourd’hui, applications, vidéo, mooc…

Aider les patients et établissement de santé à réaliser des menus en tenant compte des interactions alimentaires aurait du sens, tel n’est pas le cas à ce jour.

L’impact environnemental des médicaments pourrait être réduit si, comme en Suède, nous appliquions un indice spécifique. Adapter l’indice PBT à la France réduirait considérablement les impacts environnementaux et sanitaires de cette industrie.

Les industriels du médicament sont-ils perfectibles ? (épisode 3)En ce qui concerne les médicaments destinés aux femmes enceintes, nouveaux nés et enfants, ne pourrions-nous pas imaginer un étiquetage spécifique garantissant l’absence de perturbateurs endocriniens, de nanoparticules ou aspartame ?

Pour ce qui est des vaccins, ils furent une très grande avancée médicale. La France est divisée, il y a les « pours » et les « contres ». Nous proposons une troisième voie, celle de la sérologie vaccinale pour vacciner la population de manière individuelle en fonction du taux d’anticorps.

Cela permettrait d’assurer la couverture vaccinale de la population, de réduire les dépenses inutiles et les risques liés aux vaccins…c’est une voie qui pourrait, au moins, être étudiée.

Enfin, en ce qui concerne les génériques, qui semblent aussi sûrs et moins chers, …tel n’est pas toujours le cas. Pour éviter toute polémique, ne pourrait-on pas imaginer un label pour des génériques parfaitement identiques aux princeps, tant au niveau de la forme de la couleur et de la composition, notamment au niveau des excipients à effets notoires ?

 

L’industrie du médicament est un fleuron de l’économie Française.

Est-elle encore perfectible, sans l’ombre d’un doute, oui.

Ce serait une grande avancée pour l’économie, la santé et l’environnement.

Alors n’en doutons pas, et accompagnons ce secteur vers une parfaite exemplarité.

Peut-être est-ce le moment de répondre à la dynamique d’une déclinaison sectorielle de la norme ISO 26000  pour ce secteur ?

 

Olivier TOMA – PrimumNon Nocere

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