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La Qualité de l’Air Intérieur enfin sous surveillance dans les lieux d’accueil de nos enfants ! A quand la QAI dans les Etablissements Hospitaliers ?

 La Qualité de l'Air Intérieur enfin sous surveillance dans les lieux d'accueil de nos enfants !  A quand la QAI dans les Etablissements Hospitaliers ?Le JO du 6 janvier vient de publier le décret fort attendu précisant les modalités à observer pour évaluer les  moyens d’aération et la mesure des polluants en vue de préserver la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public.

Ce décret concerne les salles d’enseignement du premier et second degré et les salles d’activités ou de vie des établissements d’accueil collectif, ou des accueils de loisirs,  des enfants de moins de 6 ans. Il entrera en vigueur à compter du 1erjuillet 2012.Ce décret, en continuité avec celui du 2 décembres 2011 qui instituait la surveillance de la qualité de l’air intérieur de certains établissements recevant du public,  constitue donc une nouvelle étape dont la dernière concernera les crèches et les écoles maternelles d’ici le 1er janvier 2015.
De quoi réjouir NKM, notre distinguée ministre de l’écologie, qui rappelle que « la France est le premier pays à mettre en place la surveillance de la qualité de l’air dans les établissements accueillant de jeunes enfants » et qui précise qu’on a choisi délibérément de commencer par les crèches car « l’asthme est la première cause d’absentéisme à l’école« . Pour les autres établissements il faudra attendre 2023 pour que la surveillance soit pleinement organisée et assurée.Comment évaluer les moyens d’aération ?Chaque pièce examinée donnera lieu-          à un constat de la présence ou non d’ouvrants donnant sur l’extérieur-          à la vérification de la facilité d’accès de ces ouvrants ainsi qu’à leur facilité d’utilisation-          à un contrôle visuel des  bouches ou grilles d’aération existantes.Deux cas sont prévus :-          Les établissements de moins de dix pièces où l’évaluation sera réalisée pièce par pièce

–          Les établissements de plus de 10 pièces où l’évaluation se fera sur un échantillon de 50% des pièces « représentatives » (?) réparties dans les différents bâtiments éventuels.

Que va-t-on mesurer ?

Systématiquement les formaldéhydes, benzène et dioxyde de carbone.

L’évaluation pour les formaldéhydes et le  benzène se fera au moyen de deux prélèvements  espacés de cinq à sept mois.

Le dioxyde carbone, lui, sera mesuré en continu.

Le décret qui prévoit le nombre de pièces où les mesures seront pratiquées, précise aussi très clairement les méthodes et modalités opératoires à mettre en œuvre : nombre et détermination du ou des points à prendre en considération à l’intérieur des pièces, durée de chaque campagne de mesures et périodes où elles doivent être effectuées.

Les concentrations limites étant fixées à 1000 microgrammes par M3 pour le formaldéhyde et 10

microgrammes M3 pour le benzène, le décret prévoit enfin la mise en place d’investigations

complémentaires en cas de dépassement ainsi que la mise en alerte obligatoire du préfet du département.

Quant au dioxyde de carbone la valeur seuil a été fixée à un indice de confinement égal à cinq.

Nos enfants vont peut-être pouvoir commencer à respirer à plein poumons sans risque, dans les

établissements qui les accueillent.

IIci, à Primum-Non-Nocere nous voudrions attirer l’attention du ministre sur des établissements où il a été mis en lumière que la QAI était inférieure à celle qu’on peut observer dans les pires encombrements de la circulation. Il s’agit de nos établissements hospitaliers ! Quand se décidera-t-on à étendre ces mesures de salubrité publique à un ensemble de bâtiments qui couvrent à peu près 60 km2 en France, accueillent plus d’un million de professionnels et des millions de patients à longueur d’années, dont une bonne partie est constituée justement par des enfants.

Faudra-t-il attendre un scandale à la PIP pour qu’enfin on porte remède à ce qui fait de l’air de nos hôpitaux  l’air le plus vicié qui soit ???

Et devrons nous rappeler à Mme le Ministre qu’elle déclarait tout récemment « La qualité de l’air intérieur est un enjeu de santé publique inscrit dans le PNSE 2 ……..l’asthme touche plus de 3,5 millions de Français ». La mauvaise qualité de l’air « coûte entre 10 et 40 milliards d’euros par an ….. et plus d’un milliard d’euros est dépensé chaque année en médicaments antiasthmatiques ».

Devrons nous lui rappeler tout particulièrement que cet asthme qu’elle dénonce si justement, explose tout particulièrement chez les professionnels de la santé tant l’air de nos établissements de santé est pollué ???

Comment qualifier l’attitude qui consiste à ne pas combattre le mal quand on le dénonce si bien ?

Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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