Le BPA ENFIN PROSCRIT !

    Le BPA ENFIN PROSCRIT !L’Agence de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES) décide qu’il est « prioritaire » de protéger les femmes enceintes des effets « avérés » du BPA « chez l’animal » et « suspectés chez l’homme« .

    Dans ses deux rapports, elle préconise donc des produits de substitution au mélange de phénol et d’acétone qu’on trouve dans le BPA et utilisé dans une soixantaine d’activités qui touchent aux conditionnements alimentaires et de boissons, aux jouets et articles de puériculture, sans oublier le matériel médical et même les tickets de caisse des supermarchés ! Et rien pour les magasins de détail ???

    C’est une excellente nouvelle après l’interdiction décrétée par le Parlement puis par l’Europe, de la fabrication et de la commercialisation des biberons contenant la dite substance.

    Rappelons, s’il en était encore besoin, que le BPA est un perturbateur endocrinien, même à de faibles niveaux d’exposition, c’est à dire à « des doses notablement inférieures aux doses de références utilisées à des fins réglementaires »

    Il est aussi suspecté dans les pathologies cardio-vasculaires, le diabète, les maladies intestinales, et la perturbation des écosystèmes.

    L’Agence attend une contribution du public et des professionnels pour recueillir d’ici fin novembre toute les données utiles sur d’éventuels produits de substitution et leur innocuité réelle.

    D’où une fois de plus, l’importance de la mise en place de cet indice de substitution que nous appelons de tous nos vœux.

    A noter que l’EFSA (Agence de Sécurité Européenne pour la Sécurité des Aliments) avait estimé que le BPA n’était pas dangereux et que la DJA fixée à 0,05 mg/kg de poids corporel pouvait être conservée.

    Peut-être les lobbies industriels sont-ils plus habiles à Bruxelles qu’auprès de nos Agence nationales ??

     

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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