Le nouveau référentiel HQE tertiaire entre en application.

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    Le nouveau référentiel HQE tertiaire entre en application.Dans quelques jours (fin septembre) le nouveau référentiel HQE va entrer en action. Qu’a-t-il de plus que son prédécesseur ? Des exigences accrues et un champ d’application plus large puisqu’il  sera désormais étendu à tout type de bâtiment non résidentiel, y compris les activités non couvertes auparavant telles que les équipements culturels, centres de congrès, restaurants, data centers…etc…

    C’est “Certivéa” qui a été désigné comme organisme chargé d’accorder les certifications par l’association HQE.

    Cette nouvelle mouture du référentiel HQE comporte 14 cibles qui pourront être atteintes de manière plus ou moins efficace. Elles se définiront chacune par différentes dispositions individuellement affectées d’un certain nombre de points.

    Afin d’anticiper les inévitables évolutions réglementaires à attendre pour rendre ces dispositions de plus en plus efficaces, l’association HQE et Certivéa ont déjà relevé les seuils de niveaux dits “très performants”. Ce qui laisse bien augurer de l’avenir en ce domaine.

    C’est ainsi que, par exemple, l’écart de température entre la paroi froide et la température des chambres ne doit pas dépasser 3° dans un hôtel, si le maître d’œuvre veut obtenir la certification “très performant” sur la cible “confort hygrothermique”, l’une des 14 cibles de la Certification.

    Il devra de même concevoir son projet de façon à limiter la consommation des équipements électromécaniques s’il veut être déclaré “très performant” sur la cible “gestion de l’énergie” .

    Quant au recours à une eau non potable pour couvrir à 50% des besoins qui y sont associés (chasses des WC, urinoirs, nettoyage des locaux, arrosage et autres usages qui ne nécessitent pas d’eau potable) il lui vaudra d’être certifié  “très performant” en matière de “gestion de l’eau”

    La température, l’énergie, l’eau. Il reste bien sûr la cible “qualité de l’air”.

    Elle n’a pas été oubliée. Pour être certifié “très performant” en la matière, des mesures de qualité d’air portant sur plusieurs polluants tels que le dioxyde d’azote, le  monoxyde de carbone, le benzène ou le formaldéhyde seront réalisés qui détermineront le nombre de points à attribuer.

    Parfait. Mais que se passera-t-il pour les maîtres d’œuvre qui se révéleront “très peu performants” sur les 14 cibles ? On aimerait bien le savoir….

    Plus généralement, nous tout à fait convaincus que la solution HQE pour les bâtiments neufs est un objectif noble. Encore faudra-t-il  trouver les financements pour supporter les surcouts au départ. Ce qui s’avère sans doute plus compliqué à réaliser qu’à décider.

    D’autre part on ne dit rien pour les bâtiments anciens. Seront-ils laissés pour compte ?

    Pour notre part nous évaluons le cout de la rénovation énergétique du secteur hospitalier à plus de dix huit millliards d’euros à répartir de 2012 à 2020. C’est la seule façon de permettre aux 60 millions de m2 qui composent le secteur, de réduire,

    • et leurs consommations
    • et leurs émissions de gaz à effet de serre de 2O%. !
    • et, accessoirement, de respecter les objectifs du Grenelle 2 et le protocole de KYOTO.

    Sans ces investissements aucun de ces nobles objectifs.ne sera atteint.

    La bonne question est alors : Comment financer ces travaux?

    Remarquons d’abord que ces investissements généreront près d’un milliard d’économie d’énergie par an. En outre l’atteinte de ces objectifs permettra de dispenser les établissements les plus vertueux , de la taxe carbone à venir…

    Cependant un problème se pose : les tarifs du secteur hospitalier étant fixés d’autorité par l’état, sans tenir compte des couts de réalisation, ces investissement ne peuvent pas être prévus, donc financés.

    Ce qui ne simplifie pas le problème.

    Nous proposons donc la création d’un Fonds de Rénovation Energétique que la Caisse des Dépôts et Consignations pourrait mettre en œuvre, en partenariat avec des investisseurs financiers privés, pour atteindre les objectifs du Grenelle.

    2020 c’est demain ! Il est temps de réunir les intéressés et de prendre des décisions urgentes pour bâtir l’avenir.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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