• Mention légale

    Ce document est protégé par le Code de la propriété intellectuelle et ses dispositions sur les droits d’auteur. La SCS Primum Non Nocere détient l’exclusivité de ces droits. Toute reproduction, représentation ou diffusion par quelque moyen que ce soit est interdite et constitue le délit de contrefaçon.

Les déchets et les plastiques

Nous avons identifié l’un des quatre cavaliers de l’Apocalypse : le plastique !

Un jour viendra sans doute où le bleu profond de la Méditerranée disparaîtra sous l’épais voile blanchâtre du plastique. Un mauvais rêve ? Que non pas

Chacun habitant du pourtour méditerranéen produit annuellement entre 208 et 760 kg de déchets urbains solides, et il y en a cent cinquante millions ! Au détriment  de la faune marine d’abord, du tourisme ensuite. D’où le récent cri d’alarme du WWF sur l’état de la Méditerranée.

Ajoutez à ces cent cinquante millions les hordes de touristes qui viennent « bronzer idiot » l’été (comme disait le regretté Haroun Tazieff)  augmentant de 40% la quantité des déchets marins et vous aurez une idée approximative de la catastrophe qui nous menace. D’autant qu’à ces déchets il faut ajouter ceux qui nous viennent du Nil, de l’Èbre, du Rhône, du Pô, voire des rivières Ceyhan et Seyhan de Turquie.

La Méditerranée – 1% des eaux mondiales – charrie 7% des micro-plastiques mondiaux ! L’Europe est le 2ème producteur après la Chine et accumule 27 millions de tonnes de déchets plastiques annuels. Elle  rejette dans la Méditerranée et dans d’autres mers européennes 70 à 130.000 tonnes de micro-plastiques, et 150 à 500.000 tonnes de macro-plastiques. C’est à dire l’équivalent de  66.000 camions à ordures.

Ces déchets marins coutent 61,7 millions d’euros annuels aux pêcheurs l’UE : réduction des prises de poissons, dommages aux navires,  réduction de la demande. Outre la pêche c’est le  tourisme qui souffre le plus de ces comportements monstrueux.

Mais ce n’est pas tout. La WWF estime que le fléau du plastique menace toute la faune de Méditerranée : 134 espèces – poissons, tortues de mer, mammifères et oiseaux de mer – sont menacés par l’ingestion de plastique ; on en relève la présence dans l’estomac de  18% des thons et espadons, notamment de la cellophane et du PET.

Or tous les débris de plastique présents dans l’environnement marin, contiennent des pesticides, phtalates, PCB et bisphénol A, et altèrent nos processus biologiques importants et nos hormones.

A quand le retour au bon sens et l’interdiction du plastique ??? 

Un délire collectif mondial : les bouteilles en plastique.

Qu’on en juge : un rapport paru dans The Guardian, évalue à 500 milliards le nombre de bouteilles plastique qui pourraient être vendues chaque année dans le monde, dès 2021, si de sévères mesures ne sont prises d’ici là

Chaque minute un million de bouteilles plastiques sont vendues dans le monde… avec une courbe ascendant de 20% d’ici 2020 !.

Quels sont les facteurs qui expliquent ce fléau ?

En 2006 le nombre de bouteilles plastique avoisinait les 300 milliards. Dix ans plus tard il atteignait les 480 milliards ! Soient 20.000 unités toutes les secondes dans le monde…

Arrivent en tête les bouteilles d’eau puis la consommation « à emporter  » mode qui, partie d’Occident, envahit l’ Asie et le Pacifique. Un exemple : en  Chine  le nombre de bouteilles d’eau est passé de 68,4 milliards à 73,8 milliards entre 2015 et 2016 ! 5,4 Mds de plus en un an !

Le recyclage

Il est dérisoire et sa négligence accentue le danger car la très grosse masse de cette vague de plastique sous laquelle nous finirons par être asphyxiés, finit  dans les océans du monde. Au mieux dans des décharges, la plupart du temps à  ciel ouvert. On estime à , « moins de 7% des bouteilles en plastique achetées en 2016 ont été collectées et transformée en de nouvelles bouteilles », indique le rapport du Guardian !

Ce sont entre 5 millions et 13 millions de tonnes de plastique qui se déversent chaque année dans les océans, dont une bonne part provient des bouteilles, même si cette part n’est pas chiffrée. Quelle qu’elle soit, la Fondation Ellen Macarthur estime que d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les mers du monde.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

Ce contenu est réservé aux membres du site. Si vous avez déjà un compte, connectez-vous. Les nouveaux utilisateurs peuvent s'inscrire ci-dessous.

Connexion pour les Utilisateurs enregistrés
   
Nouvel Utilisateur
*Champ requis

Ads

Vous pourriez aimer aussi

Le gaspillage alimentaire ? Bientôt éradiqué

En tout cas la loi chargée d’organiser l’offensive contre lui est parue JO du ...

Léko, le nouveau venu dans la filière REP des emballages ménagers

Léko, le nouveau venu dans la filière REP des emballages ménagers

Un arrêté en faveur de Léko vient d’être publié par les ministères intéressés à traiter ...

Le sénat retarde la lutte contre le fléau des déchets plastiques.

Le projet de loi sur la transition énergétique (900 amendements dont 600 non encore ...