Les gourdes en plastique, pas si sympatiques

    Les gourdes en plastique, pas si sympatiques

    Des chercheurs de l’Université de Copenhague ont étudié l’éventuelle migration des produits chimiques des bouteilles réutilisables en plastique dans l’eau qu’elles contiennent. Si vous avez soif de vérité, le résultat est incroyable.


    Une étude plastique fantastique

    On a pu détecter plus de 400 composés liés au plastique ainsi que plus de 3500 composés liés aux produits utilisés pour le lave-vaisselle. Et cela 24 h seulement après les avoir remplies d’eau.

    L’étude étudie et de compare l’eau potable stockée dans des bouteilles :

    • réutilisables neuves,
    • utilisées pendant environ un an à raison de deux à trois fois par semaine
    • avant et après le passage au lave-vaisselle.(Résultats publiés en janvier dernier dans la revue Science Direct.)

    Au bout de 24 H, une eau du robinet à température constante, contenue dans une gourde plastique, – du fait de la présence des 400 composés plastique et les 3500 composés évoquées plus haut -, abritait des oligomères, des amines aromatiques et des photo-initiateurs soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens.


    Les précautions indispensables de remplissage et d’utilisation

    Comme on pouvait s’y attendre la plus haute toxicité accompagne les bouteilles en plastique usagées remplies directement après le lave-vaisselle sans autre type de rinçage.

    Le lave-vaisselle use plus rapidement le plastique et augmente la libération des substances inopportunes , cela s’appelle la lixiviation.

    Autre fléau : les bouteilles dites biodégradables. D’après les chercheurs ce terme ne veut surtout pas dire qu’elles sont composées de « produits naturels » mais, bien au contraire, que les plastifiants qu’elles contiennent, en se dégradant lentement pendant leur utilisation, migreront plus facilement dans l’eau potable des consommateurs.

    Cherchez l’erreur …

    En résumé

    Actuellement les chercheurs ne peuvent encore tirer aucune conclusion définitive concernant la toxicité ou la non-toxicité de ces migrations. Ils font toutefois remarquer qu’il n’est peut-être pas très élégant (pour le moins) de faire boire des résidus de savon ou d’autres produits chimiques aux consommateurs et utilisateurs de ces gourdes, sans qu’ils le sachent.

    L’eau de nos robinets, avec ou sans gourde, procure donc déjà de vives inquiétudes quant à sa composition, comme le révèle cette étude :

    https://www.challenges.fr/entreprise/environnement/du-plastique-dans-l-eau-du-robinet-4-chiffres-a-retenir-de-cette-etude-alarmante_498037

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/la-contamination-plastique-des-oceans-est-irreversible-les-principaux-chiffres-en-une-infographie-150585.html?utm_source=AlertesThematique&utm_campaign=16-02-2022&utm_medium=email

    En attendant il vaut peut-être mieux choisir une gourde en verre. Non ?

     

     

     

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