Préparez vos repas, mangez sain et évitez les phtalates.

    C’est ce que conseille une toute récente étude américaine (RelaxNews  /  gilaxia/Istock.com)

    Manger à l’extérieur vous expose à absorber 35% de phtalates en plus que de manger chez vous ! Surtout si vous êtes un accroc aux Burgers et autres sandwiches. C’est pourquoi ces perturbateurs endocriniens se trouvent en quantité nettement supérieure chez les adolescents amateurs des formules « fastfood » : les plus à risque.

    Ainsi, prendre ses repas chez soi et les préparer soi-même  apparaît comme le moyen le plus sûr d’échapper (au moins en partie) à une exposition aux phtalates, ces poisons chimiques qui assaisonnent les produits de consommation courante (et pas seulement alimentaires) par le biais des films plastiques, des emballages, des cosmétiques, des peintures… Poisons chimiques dénoncés pourtant comme perturbateurs endocriniens particulièrement nocifs pour les enfants et les femmes enceintes depuis des lustres.

    Une nouvelle étude révélatrice.

    Ce sont les chercheurs de l’université George-Washington (USA) qui se sont tout particulièrement  intéressés aux niveaux de phtalates auxquels nous étions exposés lorsque « nous nous faisions un fast-food » ou quand nous savourions ces merveilles de la restauration rapide que la civilisation moderne de progrès met à notre disposition : les sandwiches et les burgers, style ceux de cette célèbre enseigne où nous accompagnons nos enfants enthousiastes pour les récompenser, alors que nous ne devrions les y traîner que contraints et forcés pour les punir quand ils ont commis quelque forfait inexcusable…

    Mais tout n’est-il pas fait dans notre monde moderne pour pervertir leur goût ?

    Nos chercheurs ont donc observé les habitudes alimentaires de 10.253 individus sur une période allant de 2004 à 2015 ! Une entreprise de longue haleine comme voit. Tout y est passé : le type d’aliments consommés, les restaurants fréquentés, les courses effectuées, les produits achetés. Rien n’a été laissé au hasard.

    Et, tout naturellement, ce que le bon sens aurait permis de deviner gratuitement après tout ce qui a déjà été vérifié et écrit sur le sujet, a été démontré par cette longue étude qui « montre une association significative entre le fait de consommer ses repas à l’extérieur et l’exposition aux phtalates, quel que soit l’âge, suggérant que la multiplication des équipements utilisés pour transformer les aliments, comme les gants, les contenants ou les emballages, pouvaient contaminer la nourriture ».

    L’adolescent : une cible de choix.

    Ce sont les adolescents qui sont apparus comme les plus gros consommateurs de restauration rapide et de produits à emporter. Mais cela ne nous surprend pas étant donné l’évolution des mœurs familiales. Et on ne sera pas surpris que ce soit eux, bien sûr qui  semblent les plus touchés par les poisons : avec un taux de phtalates de 55% plus élevé par rapport à ceux qui mangent exclusivement à la maison.

     

    Constat

     

    Les burgers et les sandwiches (sous plastique) figurent parmi les produits alimentaires les plus à

    risque « s’ils ont été achetés à un fast-food, un restaurant ou une cafétéria » car ils présentent une exposition aux phtalates augmentée de 30%.

    Résultats à rapprocher d’une étude précédente qui, portant exclusivement sur les fast-foods, avait établi que les consommateurs de hamburgers et de frites présentaient des niveaux de phtalates 40 % plus élevés que les personnes qui n’en consommaient que peu ou pas.

    Quand on sait que les deux tiers de la population américaine absorbent chaque jour une nourriture achetée à l’extérieur, on peut juger, avec les auteurs de l’étude qui ne craignent pas les euphémismes, ces résultats « inquiétants » !

    Pour attaquer à la racine le problème de la malbouffe empoisonnée dans notre pays, nous avons décidé de faire porter nos efforts sur la formation aux éco-gestes à appliquer en cuisine pour garantir une nourriture sans perturbateurs endocriniens. Notre action vise donc les écoles hôtelières, les restaurants traditionnels et surtout collectifs.

    Nous lancerons ainsi en septembre prochain, 12 sessions de formation dans deux lycées hôteliers français, le Lycée Guillaume TIREL à Paris et le Lycée Hôtelier de Béziers ….

    Une première en France pour faire des futurs cuisiniers français les spécialistes de la santé par l’assiette …

    Nous voulons ainsi contribuer à faire appliquer la célèbre doctrine d’Hippocrate (-460/-377) « QUE TON ALIMENT SOIT TA SEULE MEDECINE».

    Au risque de chagriner un certain nombre de lobbies chimico-pharmaceutiques qui ne désirent rien moins que de nous voir en bonne santé sans avoir recours à leurs produits coûteux.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

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