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MCS et Hypersensibilité aux parfums de synthèse en hausse

Être en conformité avec la règlementation énergétique - BEGES

Dans le prolongement des articles que nous avons déjà consacrés à la défense de la QAI, en dénonçant notamment l’idée aberrante des édiles lyonnais et parisiens consistant à diffuser des parfums dans les transports publics, nous attirons votre attention sur l’étude menée en 2016, intitulée « Prévalence nationale des effets de l’hypersensibilité chimique multiple » et signée Anne Steinemann, PhD.

Cette étude consistait à évaluer la prévalence de l’hypersensibilité chimique multiple (MCS), sa coexistence avec l’asthme et l’hypersensibilité aux parfums ainsi que les effets résultant d’une exposition aux produits de consommation parfumée.

Le cadre.

L’enquête, réalisée en juin 2016, a porté sur un échantillon transversal de 1137 adultes représentatifs de la population américaine

Quelques chiffres extraits de ce rapport.

12,8 % des personnes sélectionnées présentaient un diagnostic médical de MCS.

25,9 % ont mentionné une hypersensibilité chimique.

86,9 % des personnes « MCS » souffraient de problèmes de santé tels que migraines si on les exposait aux émanations de produits de consommation parfumés.

71% étant asthmatiques.

70,3% se sont déclarées incapables de rester dans des locaux soumis à l’action d’assainisseurs d’air parfumés.

60,7 % ont perdu plusieurs journées de travail, d’autres ont perdu leur emploi du fait de l’usage de produits parfumés sur leur lieu de travail.

Il apparaît ainsi que la prévalence du diagnostic de MCS a augmenté de plus de 300% et celle de l’hypersensibilité chimique autodéclarée de plus de 200% au cours des dix dernières années !

Une conclusion provisoire.

Ainsi cette étude portant sur la population américaine démontre-t-elle que MCS, Hypersensibilité aux parfums et Asthme forment un trio redoutable défavorable à la QAI dans quelque pays que ce soit.

A proscrire tout particulièrement  les « assainisseurs d’air » qui ne sont, en fait, que des « pollueurs parfumés » tant leurs effets sont néfastes à notre santé et à la qualité de l’air respiré dans les lieux publics où ils sont diffusés.

Il conviendrait donc de mettre en œuvre rapidement des mesures de salubrité publique dirigées contre l’emploi de ces parfums de synthèse… pour assainir vraiment l’air que nous respirons. Il en va de la préservation de notre santé et de la vie en société.

Nous remercions Amy Davis, John Barrie et Robert Damiano pour leurs contributions.

 

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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