Des nanoparticules dans les chewing-gums « Têtes brûlées », mais pas seulement 

    bonbons têtes brulées
    L’Association « Agir pour l’environnement » dénonce la présence de nanoparticules potentiellement dangereuses pour la santé dans les bonbons « Têtes brûlées » star effet rose à lèvres, goût framboise, et les chewing-gums NEW’R.

    Ses analyses ont en effet démontré la présence de dioxyde de titane à l’échelle nanométrique dans ces friandises : sans aucune information sur cette présence dans l’étiquetage ! Pour quelle raison cette présence ? Tout simplement parce que les fabricants utilisent le dioxyde de titane comme colorant et le dioxyde de silice comme liant.

    Le problème est beaucoup plus vaste

    En effet la même association a mis en lumière la présence de nanoparticules « dans les biscuits Lu « Napolitain signature chocolat », mais aussi dans les malabars, dans le mélange d’épices pour guacamole marque Carrefour et la blanquette de veau William Saurin« .

    D’où une demande de moratoire pour interdire ces substances tant que des études sérieuses n’auront pas démontré leur éventuelle innocuité.  Et, pour donner plus de poids à sa demande « Agir pour l’environnement » a déposé un chariot chargé de 200 produits « suspects » devant le secrétariat d’Etat à la consommation. De quoi donner à réfléchir aux services du dit Secrétariat.

    L’Anses s’émeut…

    « Agir pour l’environnement » n’est pas seule à monter au créneau dans la chasse aux nanoparticules puisque l’Agence nationale de sécurité sanitaire dénonçait les risques potentiels des nanomatériaux sur la santé dans un rapport de 2015. Dans un souci de prudence élémentaire elle préconisait même que leur usage fût réservé aux applications où elles s’avéraient indispensable  en attendant que les recherches scientifiques viennent trancher le débat.

    Le CIRC la stimule…

    Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a une position beaucoup plus catégorique sur la question puisqu’il a classé le dioxyde de titane (TiO2 ) – y compris sous forme non nanométrique -, comme « cancérigène possible » s’il est inhalé par l’homme. Ce qui a conduit l’Anses à agir auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) pour en obtenir une classification du dioxyde de titane comme substance cancérigène par inhalation.

    Combien de temps encore les Agences se passeront-elles cette patate chaude de main en main avant que de réelles mesures de protection soient prises contre ces poisons potentiels ?

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE 

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