Le point sur les particules en suspension (PM10, PM2,5)

    Le point sur les particules en suspension (PM10, PM2,5)
    Les particules PM10 et PM2,5 en suspension dans l’air sont en fait des particules solides portées par l’eau et/ou liquides portées par l’air.
    Que sont ces particules ?

    En fait il s’agit donc de poussières. Pour l’air, ces poussières sont souvent issues de combustions incomplètes appelées plus communément des « imbrûlés ». Ex : la fumée qui sort d’une cheminée, d’un pot d’échappement mais aussi la fumée de cigarettes, génèrent énormément de particules, de (petites) tailles variables.

    D’où viennent-elles ?

    Soit des humains – particules d’origine anthropique – soit d’origine naturelle.

    • Ces dernières proviennent principalement d’éruptions volcaniques – de l’érosion éolienne naturelle – de l’avancée des déserts (en rapport avec les activités humaines souvent) – des incendies – des feux de végétation.
    • Les premières – humaines – sont produites par le chauffage (le bois surtout) –  les combustibles fossiles (véhicules) – les centrales thermiques – les nombreux procédés industriels qui en sont prodigues.
    • Bien entendu elles sont en augmentation exponentielles depuis deux siècles marqués par les « avancées » techno-industrielles.
    Notre santé

    Ces particules fines pénètrent les poumons en profondeur où elles entraînent :

    • Inflammations
    • Aggravation des maladies cardiaques et pulmonaires.
    • Développement de cancers à cause de certains composés cancérigènes qu’elles véhiculent et introduisent dans les poumons.
    Valeurs recommandées des particules fines

    Objectif de qualité PM10 : 30 µg/m3 en moyenne annuelle.

    Valeurs limites pour la protection de la santé humaine pour les PM10 (applicables aux concentrations non liées à des événements naturels) :

    • 50 µg/m3 en moyenne journalière, à ne pas dépasser plus de 35 jours par an.
    • 40 µg/m3 en moyenne annuelle.
    • Aucune réglementation pour les PM2,5.
    • L’objectif de qualité fixé par l’Union européenne a été fixé à 20μg/m3 en moyenne sur l’année.
    • Le Grenelle de l’environnement souhaitait arriver à 15μg/m3.
    • L’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3.

    Il y a donc des violons à accorder si on veut arriver à résoudre vraiment le problème.

    Les normes et la mesure
    • La méthode de référence utilisée pour l’échantillonnage et la mesure des PM10 est celle décrite dans la norme EN 12341 (1999) : « Qualité de l’air — détermination de la fraction PM10 de matière particulaire en suspension — méthode de référence et procédure d’essai in situ pour démontrer l’équivalence à la référence de méthodes de mesurage
    • La méthode de référence concernant l’échantillonnage et la mesure des PM 2,5 est décrite dans la norme EN 14907 (2005): «Méthode de mesurage gravimétrique de référence pour la détermination de la fraction massique PM2,5 de matière particulaire en suspension

    Echantillonner et mesurer c’est bien et même indispensable, mais mettre en œuvre une authentique règlementation qui mettrait les populations à l’abri de ces nuisances – au moins celle d’origine anthropique – vaudrait infiniment mieux.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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