Pédalez en ville : la pollution fera le reste !

    Pédalez en ville : la pollution fera le reste !Saviez vous que la pratique du vélo, en ville, est « l’un des plus grands facteurs déclenchants de crises cardiaques » ? Non ? Quand vous aurez lu  l’étude que des chercheurs belges de l’Hasselt University et de la Katholieke Universiteit Leuven (Belgique) ainsi que de l’Université de Basel (Suisse) ont consacrée au sujet, vous y regarderez à deux fois avant de vous balader à vélo en ville, là où le trafic et la pollution vous réservent un risque non négligeable de crise cardiaque.

    Cette recherche a évalué 13 facteurs déclencheurs de crises cardiaques non mortelles et elle constate que la pollution atmosphérique, tout en présentant un risque faible,  constitue pourtant l’un des déclencheurs les plus courants de la crise cardiaque. Pourquoi ? parce qu’il y tous les jours d’innombrables personnes exposées à la pollution des villes dans lesquelles se regroupera, un jour pas si lointain, 90% de la population française. Le trafic apparaît donc comme le plus grand déclencheur de crises cardiaques, en association indissoluble avec  la pollution, le stress et le bruit.

    Et bien avant l’alcool, le café ou la cocaïne…

    Cette étude a porté sur les seuls facteurs déclenchants de crises cardiaques en laissant de côté les causes sous-jacentes ou les facteurs de risque de maladie cardiaque, dont le développement est progressif. Les auteurs rappellent aussi, pour éviter une crise cardiaque il faut faire de l’exercice (« hors pollution » disent-ils, car ce sont des pince-sans-rire), de surveiller son alimentation, de ne pas fumer et de boire avec modération (on suppose qu’il ne s’agit pas d’eau).

    On n’entrera pas dans les détails techniques ici, mais précisons que ces conclusions sont issues d’une méta-analyse combinée de 36 études menées de 1960 à 2010 sur les éléments déclenchants possibles de crise cardiaque. Les chercheurs ont calculé la proportion de crises cardiaques qui pourrait être évitée si un facteur de risque est éliminé pour déterminer l’impact d’un facteur de risque précis.

    Et on en arrive à la conclusion que la pollution atmosphérique est un déclencheur important de crise cardiaque dans la population, aussi efficace que l’effort physique, l’alcool ou le café.

    Nous nous évertuons à répéter que protéger notre environnement – et éviter les désagréments qui transforment une activité généralement fortement recommandée, le vélo, en facteur déclenchant de crise cardiaque (preuve de la profonde perversité de notre mode de vie) – permettrait de fabuleuses économies de santé publique dont les générations à venir profiteraient puisque ces sommes consacrées à soigner des maux absurdes et inacceptables, pourraient être affectées à la recherche.

    Au lieu de quoi, on nous annonce une diminution tarifaire des hôpitaux et des cliniques dans le temps même où la charge financière qui pèse sur les assurés est augmentée  !

    Nous nous demandons vraiment à Primum-Non-Nocere si la pollution ne constituerait pas aussi un facteur déclenchant la débilité de nos cervelles politiques qui, au lieu de réfléchir au long terme, préfèrent se passionner pour les vacances de MAM ou le « blog » d’Anne Sinclair.

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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