Les perturbateurs endocriniens dans le viseur de l’IGAS ….

    Le fléau des perturbateurs endocriniens et la menace généralisée qu’ils font peser sur la santé publique, viennent d’être clairement dénoncés – sans langue de bois – par l’IGAS, le Conseil général de l’environnement et du développement durable et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux auprès de leurs ministères respectifs, courant janvier, à l’occasion d’ un rapport d’évaluation de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens commandé en août 2017 par le gouvernement.

    Les pieds dans le plat…

    Le moins qu’on puisse dire à la lecture de ce rapport, c’est que certaines oreilles vont siffler !

    En effet, ce rapport qui dresse un bilan positif de l’action que l’État a engagée depuis 2014 contre les P.E, ne manque pas de pointer clairement ses insuffisances manifestes pour répondre à  la gravité de la situation. Pour les signataires, l’urgence des enjeux  « majeurs pour la santé et l’environnement » n’a pas été prise en compte comme elle l’exigerait.

     

    La Commission et les « commissions ».

    Au passage les rapporteurs ne manquent pas d’étriller la façon dont le dossier est traité par l’Europe, notamment par la Commission de Bruxelles dont la « crédibilité » leur paraît discutable.

    On ne pourra pas nous empêcher de penser que cette inertie européenne est directement proportionnelle aux quelques deux mille lobbyistes qui hantent les couloirs de la Commission à longueur d’année, et aux milliards dont ils disposent. Sans doute fort bien dépensés.

    Parler clair.

    Mais ce qui est très précieux et fort peu courant dans ce rapport officiel,  c’est qu’il exprime de façon claire et accessible à tous la gravité de la menace exercée par les P.E sur la santé publique, en évitant le jargon technique et technocratique.

    Ces fameux P.E y sont présentés  sans ménagement comme facteurs actifs de « très fortes externalités négatives » : en fait, de nuisances secondaires très importantes. Le rapport indique clairement que  pesticides, plastifiants, solvants, présents dans une grande foule d’objets ou de produits avec lesquels nous avons un contact quotidien ou que nous absorbons par le biais de la chaîne alimentaire ont tous le même impact sur notre santé : ils dérèglent notre système hormonal et celui des animaux (dont ceux que nous consommons off course).

     

    La condamnation sans appel.

    Les rapporteurs écrivent : « Un certain nombre d’affections de la santé humaine sont aujourd’hui suspectées d’être la conséquence d’une exposition aux PE : baisse de la qualité du sperme, augmentation de la fréquence d’anomalies du développement des organes ou de la fonction de reproduction, abaissement de l’âge de la puberté. Le rôle des PE est aussi suspecté dans la survenue de certains cancers hormonodépendants,… »

    Mesdames et Messieurs les politiques, vous êtes maintenant officiellement et publiquement informés de la situation. Quand allez-vous agir ?

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

     

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