La prise en charge de la déficience visuelle en EHPAD

    Solutions déficiences visuelles EHPAD Bayles à Isle

    La prise en charge de la déficience visuelle en EHPAD : un exemple à suivre

    Un problème récurrent.

    C’est celui de la déficience visuelle qui touche près de 20% des personnes âgées de 85 à 89 ans et 38 % quand elles dépassent 90 ans.

    Les solutions possibles.

    C’est celle mise en œuvre par l’EHPAD des Bayles à Isle, et soutenue par l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 22.000 €, pour pallier les multiples désagréments dont souffrent les pensionnaires du fait de leur déficience oculaire.

    Déclinons ces solutions.

    • La première est toute simple et de bon sens : elle a consisté en 2017 à désencombrer les couloirs et à disposer les chariots de travail et de petits déjeuners toujours du même côté.  Les résidents peuvent alors avoir accès aux mains courantes et de se déplacer sans obstacle. De simples plots en plastique balisant leur parcours obligé.

    Premier succès pour les résidents, le personnel et les familles.
    Les responsables ont donc lancé un appel à projets dans la catégorie « Défi performance » de l’ARS.

    • Un audit environnemental a alors été effectué par un opticien mobile qui se déplace avec son véhicule aménagé. L’audit a consisté à « regardé les résidents déambuler, se positionner et se comporter dans une salle, vis-à-vis du personnel, des autres pensionnaires, de la nourriture, de la luminosité naturelle ou de l’éclairage artificiel ».

    L’opticien « après avoir évalué l’ensemble et rempli une grille d’analyses, a réalisé des entretiens individuels. Telle personne a arrêté de lire le journal, telle autre de tricoter. Il a vérifié si la correction portée était adaptée, a juste nettoyé, ajusté ou parfois réparé des lunettes, contrôlé la vue ou dirigé vers un ophtalmo si besoin d’une nouvelle prescription. » Et il a aussi « gravé le nom des personnes à l’intérieur de leur monture ».Prestation gratuite pour les familles puisque prise en charge par le financement de l’ARS.

    • Autre mesure : la Résidence des Bayles a fait l’acquisition d’une machine à lire. En fait il s’agit d’un traducteur vocal de l’écriture qui a la taille d’un scanner à peu près.
    • Un partenariat a aussi été mis en place en octobre passé, avec la Bibliothèque sonore pour proposer aux résidents des enregistrements de livres.
    • Mais aussi avec l’association Incog’Isle qui voit des bénévoles venir leur faire la lecture.
    • Dernier volet : la formation. Elle doit permettre au personnel de mieux comprendre les pathologies des personnes âgées qu’il a en charge : notamment en ce qui concerne DMLA, glaucome, cataracte, rétinopathie diabétique…
    • Dans le même ordre d’idées « une étude est en cours avec le réseau Linut (Limousin Nutrition) pour évaluer l’amélioration de l’état nutritionnel des personnes déficientes visuelles ».
    • En prévision : un projet de télémédecine avec un ophtalmologiste du CHU de Limoges qui devrait démarrer courant 2019.

     

    Un exemple qui pourrait inspirer de nombreuses maisons de retraite affrontées aux mêmes défis que l’EHPAD des Bayles à Isle.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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