Un projet « bâtiment vert »

    La société Omnes Capital, investit dans de petits projets éolien ou photovoltaïque et finance leur construction.  Elle les réunit pour les revendre ensuite à des investisseurs institutionnels. Elle vient de décider d’adopter la même démarche pour le bâtiment vert. Elle lance un département  « création » consacré à ce domaine et un fonds pour les bâtiments tertiaires publics et privés à « haute performance environnementale » de 100 millions d’euros.
    Objectif

    Il est ambitieux : « 500 000 mètres carrés construits ou rénovés« . Financés par le génie civil Pro BTP à hauteur de 50 millions d’euros ainsi que le Crédit agricole et la Caisse des dépôts. L’associé gérant d’Omnes Capital « PME », pense que les artisans auront des difficultés avec la RT 2020 [qui succèdera à la RT 2012]  car ils ne sont pas formés. Il veut donc assurer leur formation et favoriser des projets « emblématiques« , avance-t-il.

    Stratégie d’investissement

    Les deux piliers en sont :

    • les immeubles de bureaux,
    • les bâtiments publics tels que crèches, mairies, piscines, dans le cadre de partenariats public-privé.

    L’opération va démarrer par des projets sur Nantes, Toulouse, Bordeaux, Aix, Marseille, Lille ou encore Strasbourg. « Avec un objectif de détention de 5 ans en moyenne, les investissements concernent des projets tertiaires de petite taille et à forte dimension régionale. Des PME et ETI du secteur ainsi que des donneurs d’ordre public locaux seront associés aux projets. »

    Et le responsable de préciser :

    « Le parc immobilier tertiaire représente près de 1 milliard de mètres carrés en France, dont près de la moitié a plus de 35 ans et nécessite donc de lourds travaux de rénovation« .

    Gestion

    Elle sera assurée par un département « bâtiments durables » constitué de 4 investisseurs en cours de constitution.

    RT 2020

    On n’en connaît pas encore le contenu mais on sait qu’il visera trois éléments.

    • Celui d’un bâtiment à énergie positive.
    • Mesure de l’empreinte carbone, au-delà de la seule efficacité énergétique pour éviter la dérive d’une sur-utilisation de béton.
    • Quand on sait que 60 % des émissions de CO2 d’un bâtiment de 40 ans proviennent de la phase de construction qui dure 18 mois il y a de la marge à réaliser.
    • Les performances devront être tenues dans la durée. C’est à dire au delà de la mise en service comme actuellement. Il faut ainsi considérer qu’entre les prévisions et la réalité, les consommations sont multipliées par trois, « notamment du fait des usages informatiques qui ne sont pas pris en compte. »

    Un comité technique sera chargé de réviser le cahier des charges tous les six mois. Celui-ci comporte actuellement « trois exigences cumulatives » :

    • Assurer une performance meilleure de 10 % pour le neuf et de 40 % pour le bâti par rapport aux exigences en kWh/m2/an de la RT2012.
    • Un niveau de performance minimal sur une liste de 10 critères comprenant la qualité de l’air, la gestion de l’eau, l’empreinte CO2, les usages électriques.
    • Offrir une garantie dans la durée. Notamment en impliquant le promoteur dans la durée au-delà des un ou deux ans du lancement.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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