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RSE et compétitivité : même combat !

Les données

RSEUne récente étude fort intéressante vient d’être publiée. Elle concerne environ 8 500 entreprises françaises, incluant les PME et  porte sur le lien entre la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) et la performance économique.

Au vu des résultats obtenus, l’étude offre de nouvelles perspectives pour la RSE et propose six actions concrètes qui peuvent être résumées de la façon suivante :

  • mise en œuvre d’une stratégie plus « territoriale »,
  • ciblage d’actions d’accompagnement en priorité à destination des PME et TPE
  • réévaluation des pratiques « responsables » qui tiennent mieux compte des spécificités des entreprises et de leur environnement.

Qu’est-ce-que la responsabilité sociale des entreprises ?

On la définit généralement comme « la manière dont les entreprises intègrent, sur une base volontaire, des préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans leurs activités économiques comme dans leurs interactions avec toutes les parties prenantes, qu’elles soient internes (dirigeants, salariés, actionnaires, etc.) ou externes (fournisseurs, clients, etc.) »

Unanimité

La RSE propose donc une philosophie qui peu à peu entraîne l’adhésion de tous les responsables, à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activités : industriels, associatifs, politiques et techniques dons les responsables prônent de plus en plus une mobilisation collective autour des différentes  applications de la thématique RSE.

Pourquoi ?

Parce-que la RSE doit pouvoir orienter le modèle de l’entreprise à venir en mettant en oeuvre des dynamiques de croissance durable et inclusive. C’est la raison pour laquelle la Commission européenne soutient l’adoption d’une nouvelle approche résolument « stratégique » de la RSE par les Etats  membres, aux fins de concilier compétitivité et responsabilité sociale.

Donc l’affaire paraît « pliée ». Il ne s’agit plus de décider si l’appareil productif doit ou non s’engager dans une politique RSE mais comment il doit le faire.

Justement : comment le faire ?

Il s’agissait pour les auteurs de l’étude de résoudre des questions essentielles :
Le souci de responsabilité sociale est-il coextensif au souci de compétitivité et de performance économique ? Si oui, comment inciter les entreprises à faire une place à la RSE dans leur stratégie de développement ? Faut-il leur laisser l’initiative ou  les contraindre par des mesures imposées ?

Accueil et réglementation

Puis l’étude établit un panorama de la réglementation en vigueur en France et la mise en œuvre de la RSE sur le terrain dans nos entreprises.
Plusieurs critères sont pris en compte : comment les entreprises se sont-elles emparé de la RES, (suivant leur secteur, leur taille, leur localisation),  quelles sont leur perception de la RSE ? leurs attentes ? Comment les régions françaises  accueillent-elles la RSE ?

La RSE et la Performance économique.

L’étude passant en revue les travaux existants, français et étrangers aboutit à une analyse originale sur les données individuelles d’entreprise.  Originale

  • parce qu’elle porte sur un très large échantillon d’entreprises : environ 8 500 y compris les PME d’au moins dix salariés.
  • parce qu’elle intègre – ce qui est rare – plusieurs dimensions constitutives de la RSE : environnement et éthique, ressources humaines, relation client et relation fournisseur.

Constats.

Ils sont nombreux mais on peut les résumer en observant que les entreprises françaises mobilisent encore peu la RSE, malgré de nombreuses initiatives et qu’on constate de fortes disparités selon la taille et les territoires.
D’autre part, si jusqu’à présent les études déjà menées éclairent peu le lien entre RSE et performance économique, on constate au contraire que la méthode employée par cette nouvelle étude permet d’apporter des éléments de réponse avérés et fiables. Au nombre desquels :

  • la RSE accroît la performance d’environ 13 % par rapport aux entreprises qui l’ignorent (toutes choses étant égales par ailleurs). Elle est particulièrement  efficace quand elle est adoptée volontairement et non sous la contrainte.
  • La prise en compte de l’intérêt des autres parties prenantes peut aussi représenter un véritable enjeu favorable à la fois aux entreprises et aux dites parties prenantes.

Conclusion des auteurs de l’étude

Il est nécessaire de développer une stratégie française axée sur la responsabilité et la compétitivité.

CQFD.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

 

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