Ségolène Royal réveille l’UE sur la question des perturbateurs endocriniens et enfonce le clou sur le bisphénol A.

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    précautionElle lui demande de se “mobiliser efficacement pour limiter l’exposition des citoyens aux méfaits des perturbateurs endocriniens“. Cette initiative s’inscrit dans la logique du principe de précaution adopté par notre pays. Principe qui entraîne que la définition et l’identification des critères relatifs aux perturbateurs endocriniens, soient établies avant la fin 2016.

    Pour ce faire, la France propose la mise en place de trois catégories ou  degrés de certitude quant aux dangers présentés par ces substances, en application des critères définis par l’OMS.Rappelons à ce propos que la carence de la Commission en la matière a été sanctionnée par le Tribunal de l’Union européenne qui a constaté que la dite Commission n’avait toujours pas proposé de définition des critères à la date du 31 décembre 2013 comme elle devait le faire.
    Désormais la Commission s’est réveillée et  a promis à notre ministre lors du Conseil environnement du 4 mars à Bruxelles, par la bouche du commissaire à la santé, M. Andriukaitisait,  que ces critères seraient présentés avant l’été, sur la base ceux de l’OMS.
    On peut alors se demander au passage, pourquoi il a fallu des années à l’UE  et une condamnation en Justice pour pondre ces critères, alors, qu’en définitive, elle dispose du modèle de l’OMS qu’elle s’apprête plus ou moins à reproduire.La réponse est sans doute du côté de la grande efficacité des lobbies bruxellois de l’industrie chimique.

    Le ministre rappelle encore dans son communiqué que ” nous devrons progresser aussi sur d’autres volets au niveau européen, et la France est prête à apporter sa contribution et son expérience. La stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens dont la France s’est dotée en 2014 mobilise en effet tous les leviers d’actions possibles, en matière notamment de recherche, d’expertise, de réglementation ou encore d’information du public“.
    Elle insiste sur le fait que nous devons “aussi inciter, valoriser et soutenir les entreprises qui cherchent à identifier des substituts aux substances chimiques préoccupantes pour la santé et l’environnement, comme les perturbateurs endocriniens“.
    A cet effet et dans le but de “favoriser le partage des connaissances, la France a organisé le 2ème colloque scientifique international du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens, en janvier dernier à Paris” a-t-elle ajouté.
    Et de terminer par le cas du bisphénol A, dont elle a souhaité  auprès de ses partenaires européens qu’il soit “interdit dans les contenants alimentaires destinés à toute la population, ainsi que dans les tickets de caisse, compte-tenu des avis scientifiques qui ont été rendus“.

    Les choses semblent aller dans le bon sens. Croisons les doigts !

    Olivier TOMA – PRIMUM NON NOCERE

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    • marguerite

      si il y a un risque environnemental diffus pour toute la population, les caractéristiques de l’exposition professionnelle (dose, fréquence et durée) induisent des risques largement majorés pour certains métiers en contact avec des médicaments, solvants, pesticides, métaux dans les industries chimiques, pharmaceutiques, cosmétiques, plasturgiques, … et dans le secteur agricole : La prévention des risques professionnels des perturbateurs endocriniens : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=507

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