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Une solution pour se débarrasser des plastiques ?

Une solution pour se débarrasser des plastiques ?

C’est celle qui nous est proposée par les hôpitaux de Laval et de la Montérégie au Canada. Ils ont décidé de ne plus encombrer les dépotoirs avec les plastiques mais de les récupérer et de les recycler… en de nouveaux plastiques.

C’est ainsi que l’Hôpital Pierre-Boucher à Longueuil, l’Hôpital Honoré-Mercier de Sainte-Hyacinthe, la Cité de la Santé à Laval, l’Hôpital juif de réadaptation à Laval, et bientôt l’Hôpital Général de Sorel ont mis en place cette initiative le soutien et le financement de Recyc-Québec.

Un développement progressif

Le projet concerne uniquement les plastiques de qualité, même les non pollués, et en aucun cas les déchets biomédicaux, indique Nathalie Robitaille la directrice adjointe de Synergie Santé Environnement (SSE), organisme à but non lucratif et entreprise d’économie sociale qui accompagne les établissements de santé dans la réduction de leurs impacts environnementaux.

Des problèmes de « poids »

Une solution pour se débarrasser des plastiques ?Les hôpitaux doivent se débarrasser de tonnes de matières plastiques tous les ans… avec la difficulté particulière que les plastiques hospitaliers sont refusés dans les centres de tri chargés des bacs de la collecte sélective. Parce qu’ils se distinguent des plastiques domestiques habituels ! Qu’en fait-on alors ? On les envoyait en Chine quand cela était encore possible et on les envoie maintenant au dépotoir.

 

 

Autres problèmes

Les services de recyclage conçus pour la ville ne sont pas adaptés aux hôpitaux. Un exemple : un des centres hospitaliers qui avait obtenu 23 bacs de récupération de la ville les a remplis instantanément uniquement avec des bouteilles en plastique ! Il a dû jeter tout le reste… On mesurera le défi en sachant qu’un hôpital de la taille de Pierre-Boucher par exemple, qui compte plus de 300 lits, « peut envoyer à la récupération de 20 à 30 tonnes de plastiques par année » en calculant au plus bas.

Une synergie.

La politique de récupération focalise la collaboration de plusieurs départements des centres hospitaliers comme les centres d’hémodialyse et les salles opératoires avec indications précises au personnel pour préciser ce qui doit être récupéré et ce qui ne doit pas l’être. Malheureusement dans d’autres établissements de santé, « le plastique se retrouve à la poubelle, avec les déchets », constate la responsable de Synergie Santé

Environnement. « Rien n’est recyclé, sauf le papier. Des bacs de recyclage pour diverses matières se trouvent toutefois dans les cafétérias et les salles de repos et de café ». Mais « les sacs de soluté, les contenants de plastique non contaminés, les emballages plastiques qui ont accès aux plateaux stériles des salles de soins, tout cela c’est jeté ». Avec « une grosse poubelle » pour tout. rapporte-t-elle.

Le Recyclage.

Une solution pour se débarrasser des plastiques ?

Alors que les plastiques des hôpitaux participants à l’expérience sont désormais réduits en granules, revendus et réutilisés. On en fait d’autres contenants de plastique par exemple. Mais des concepteurs envisagent de les transformer en mobilier urbain en béton léger intégrant jusqu’à 50 % de ces petites granules recyclées.

 

 

 

Le suivi.

Assurer la traçabilité du plastique constitue une préoccupation du projet en cours qui réunit cinq hôpitaux de la grande région montréalaise et qui a débuté en 2014 quand on prit conscience que « ce qui se retrouvait aux poubelles dans certains hôpitaux […] qui aurait pu être recyclé.
À partir de ce constat une stratégie et un système de récupération des plastiques ont pu être mis en place, sans risque de revenir en arrière… tant que les entreprises de transformation acceptent ces plastiques hospitaliers.

Incomplétude

L’ennui c’est que la totalité du plastique utilisé dans les hôpitaux ne peut être recyclée du fait que cette matière première dépasse les besoins des entreprises intéressées. D’autant que certaines d’entre elles n’utilisent qu’une sorte de plastiques, contraignant ainsi les hôpitaux à faire le tri avant livraison et cela demande une place qu’ils n’ont pas.
À quoi il faut ajouter le problème de la main d’œuvre et de l’impact sur le budget hospitalier. Si bien que face aux compressions auxquelles ils doivent faire face, des hôpitaux choisissent, fort logiquement, la priorité aux soins des patients et renoncent à la sélection des plastiques.

Une note d’espoir

L’initiative semble faire des émules hors de Montréal. Comme l’Hôtel-Dieu de Québec qui récupère les bidons en plastique utilisés à l’unité d’hémodialyse. Ce qui représente entre 700 et 1000 contenants de 4,5 litres de plastique chaque semaine. Multipliés par 52, cela laisse rêveur…
À terme, Nathalie Robitaille, la directrice adjointe de Synergie Santé Environnement, espère arriver à récupérer tous les plastiques !
Vaste entreprise qui va demander beaucoup de souffle et d’opiniâtreté sans doute, ce qui ne lui manque pas.

Peut-être serait-il utile de lancer cette action de salubrité publique aussi chez nous.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

LIENS :

Synergie santé environnement

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