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Une initiative importante en matière de recherche clinique

rechElle est due à la Générale de Santé qui vient de créer un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) pour l’Enseignement et la recherche clinique regroupant 71 cliniques et hôpitaux privés.
L’idée directrice consiste à valoriser et à promouvoir la recherche clinique que les praticiens libéraux mènent en France, souvent dans l’anonymat total, alors qu’elle obtient des résultats remarquables. Ce qui peut apparaître comme un véritable déficit et un gaspillage de compétences. Surtout si on constate que ces médecins qui se consacrent à la recherche clinique, alors qu’ils publient dans des revues scientifiques mondialement reconnues telles que Nature, Lancet Oncology ou le New England Journal of Medicine :

– ne sont pas salariés – puisque leur contrat de travail ignore leurs recherches….et leurs résultats.
– travaillent dans leur coin, en totale autonomie, voire en toute solitude,
– ne disposent d’aucun financement public ni de structure de soutien.

Mobiliser et dynamiser

C’est pour pallier ce déficit lié à des recherches isolées, non mutualisées, que le GCS Générale de Santé a voulu regrouper d’importants moyens humains et favoriser contractualisations et inclusions de patients.
Il intervient à partir d’appels à projets proposés aux praticiens qui les choisissent librement.
Il décide de les financer sur la base d’un avis émis par un Conseil d’orientation scientifique composé de praticiens libéraux.
Outre la recherche clinique le GCS s’implique dans la formation d’une nouvelle génération de professionnels de santé. Les établissements hospitaliers membres du Groupe sont alors ouverts à des étudiants et des internes en médecine et en pharmacie. Un système de Bourses devrait en outre permettre d’accueillir, dès 2015, plusieurs dizaines de chercheurs post-doctorants de toute provenance internationale, soucieux de se former à des techniques de pointes en maîtrisant un matériel dernier cri.

Nous avions nous même anticipé ce regroupement et cette mobilisation de la recherche clinique dans notre ouvrage « Hippocrate, au secours !…. » où nous prônions la création d’une « Agence Recherche et Développement en Santé ».
A propos de ces recherches cliniques menées individuellement dans nos établissements privés et de certains procédés originaux qui y sont mis en oeuvre, nous écrivions : « Ce serait la tâche que nous attendons de l’Agence Recherche et Développement en Santé que de procéder, dans un premier temps, à l’estimation du procédé et de dénoncer très vite les mirages d’une pure campagne marketing de la part des fournisseurs et de celle du ou des chirurgiens, s’il y a lieu.
Mais, dans le cas contraire, celui où le dossier présenterait des données sérieuses. Il faudrait décider :
– d’une part d’une expérimentation approfondie du procédé et de toutes ses implications
– d’autre part d’une évaluation sur un panel constitué par un certain nombre de patients pendant le temps nécessaire à obtenir des certitudes.
A la suite de quoi, les conclusions de ce genre de recherches devraient être très largement diffusées, dans un sens comme dans l’autre. Si le dossier s’avère complètement artificiel il faut que le monde de la santé le sache, mais s’il est validé on conçoit qu’il faille le diffuser à tous les établissements de santé et services intéressés. L’intérêt, évident, apparaît sur de nombreux plans :
– Sur celui de l’usager qui sera mieux chez lui ou à son travail que sur un lit d’hôpital ou coincé en rééducation.
– Sur celui des dépenses de santé, divisées logiquement par deux elles aussi ! »

Il semblerait que ce GCS constitue une étape dans la voie de la constitution d’une Agence de R&D en santé dans le cadre plus vaste de la santé publique et nous ne pouvons qu’approuver à une telle initiative.

Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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