10 000 personnes âgées maltraitées. Courage, on peut faire mieux !

    10 000 personnes âgées maltraitées. Courage, on peut faire mieux !Il y aurait environ  4 millions de personnes âgées, qui chaque année en Europe, ont à  subir des sévices physiques. Soient 10 000 victimes chaque jour.

     

    C’est un rapport du Bureau régional de l’Europe pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui nous en a informé il y a peu d’après une étude menée dans les 53 pays qui constituent la zone « Europe » de l’OMS. Et celle-ci craint une augmentation de ces violences. D’où notre titre un rien provocateur pour susciter l’indignation sans laquelle il n’y a pas d’avancées possibles.

    En effet, n’imaginez pas qu’on se contente simplement de secouer un peu les vieilles personnes un peu « difficiles« . Elles ont droit à des gifles, des coups de poing, des brûlures, et même à des coups de couteau… il n’y manque encore que les exécutions de masse. Mais, grâce aux lobbies pro-euthanasie, cette solution finale ne saurait trop tarder.

    Ces quatre millions de victime au quotidien, ne sont à l’abri ni chez elles (environnement familial violent)  ni chez des proches, ni dans des établissements de soins. Et la maltraitance ne se borne pas aux coups. Le rapport de l’OMS estime que 29 millions de personnes doivent endurer des sévices psychologiques; 6 millions supporter des vols et 1 million subir des agressions sexuelles.

    Le pire est que notre société, tout entière tournée vers l’individualisme, le consumérisme et l’hédonisme, aussi disposée à affronter les contraintes liées à l’âge de nos proches que de faire la guerre au roi de Prusse,  risque d’encourager ces pratiques, ne serait-ce que de manière passive.

    On nous affirme que du côté des années 2050, une personne sur trois aura plus de 60 ans en Europe. Il faudra donc dégager  toujours plus de moyens économiques, sociaux, familiaux, consentir davantage d’investissements en faveur de nouvelles structures pour assurer leur prise en charge. Avec le risque directement proportionnel de voir ces maltraitances croître et embellir.

    Alors on en arrive au chapitre des recommandations envers les gouvernements européens.

    • Elaboration « de plans nationaux pour lutter contre la maltraitance », (un plan de plus)
    • Développement du recueil d’informations
    • Mise en place de services destinés à venir en aide aux victimes.

    En fait, ce triste chapitre sur la maltraitance des personnes âgées recoupe celui de l’insécurité permanente dans les établissements de santé. On pourrait dire que, là aussi, réduire les moyens ou mal les prévoir amène des catastrophes. Certes, mais ce n’est pas le manque de moyens qui explique ces faits; tout au plus permet-il simplement de les atténuer quand c’est possible. Car tous les moyens du monde ne serviront de rien si nous n’arrivons pas à développer ce supplément d’âme dont parlait Valéry, pour humaniser une société matérialiste, minée par l’esprit de compétition, éprise de confort, de consommation, de domination, hyper-technicisée et « jeuniste », rendue insensible à la fragilité, à la gratuité, à la vulnérabilité, à ce qui doit être respecté et protégé. En bref à la vieillesse.

    Et, de ce point de vue la formation initiale des professionnels de santé, qui repose sur les seuls sujets techniques (« je n’ai pas affaire à quelqu’un », me disait un chirurgien, « mais à un organe malade  » !) doit s’efforcer d’intégrer au plus tôt et radicalement un volet « communication » et « bien traitance » sous peine de voir un jour la situation se retourner et d’en arriver à devoir protéger le personnel de santé contre les patients excédés d’être traités comme des objets encombrants.

    Ce qui serait un comble…

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

    Olivier TOMA – Primum-Non-Nocere

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