2000 Milliards de Dette Publique pour la France ! Qui dit mieux ?

    eurosEn fait il s’agit de 2023,7 milliards à fin juin 2014 d’après l’INSEE. Mais, à ce niveau, 23,7 milliards de plus ou de moins, passent inaperçus. Cela se traduit par :
    – 95.1% de notre PIB
    – soient 30.000 € de dettes par Français
    – 28.7 milliards de plus qu’au 1er trimestre de la même année.

    Qui sont les responsables ?
    L’Etat, dont la dette augmente de 35.2 milliards à cause de sa dette négociable à long terme en hausse de 30.2 milliards. Celle à court terme n’est pas en reste puisqu’elle augmente de 3.1 milliards d’euros.

    A l’inverse, la dette des administrations de sécurité sociale baisse de 3,9 milliards d’euros :
    – la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) se désendette de 3,2 milliards d’euros
    – Pôle Emploi rembourse 2,1 milliards d’emprunts à court terme
    – et l’Unedic émet pour 2 milliards d’obligations.
    – quant aux administrations publiques locales elles se désendettent de 1,6 milliard d’euros.

    Il paraît que le gouvernement tablait sur 95.1% du PIB pour la fin de l’année 2014 et non à la fin du 1er semestre. Comme quoi, dans certains domaines, il apparaît comme capable de mettre les bouchées doubles….
    Il accuse en héritage empoisonné et, pour preuve, le Ministère des Finances a calculé que la dette a doublé entre 2002 et 2012 passant de 930 à 1860 milliards d’euros, dont 600 milliards entre 2007 et 2012 !
    Et d’affirmer : « La politique menée par (l’actuel) gouvernement, qui repose à la fois sur un assainissement des finances publiques avec un programme d’économies et sur une stratégie de croissance avec le CICE et le Pacte de responsabilité, doit permettre de stopper la croissance de la dette…..La France bénéficie ainsi de la confiance des investisseurs, ce qui permet à l’Etat mais aussi aux entreprises et aux particuliers d’emprunter à des taux très bas ».
    Soit. Acceptons cette façon de voir les choses.

    Mais, malgré ces propos rassurants, quelques interrogations nous viennent cependant à l’esprit ?
    Ainsi, pouvons nous longtemps continuer à bénéficier de tous les avantages acquis du temps des vaches grasses (dont on s’aperçoit qu’elles fabriquaient de la mauvaise graisse) ?
    Pouvons nous maintenir les 35hoo alors que nous sommes mis en demeure de travailler plus pour concurrencer le reste du monde, mais aussi pour rembourser et effacer cette dette qui, autrement, tombera inéluctablement sur les épaules de nos enfants et des leurs ?
    Sinon sommes nous prêts à nous accepter pour ce que nous serions si nous ne consentons pas à cet effort : une société de pillards des générations à venir ?
    Allons nous continuer à négliger un enseignement des langues digne de ce nom à l’heure où nous devons faire face à une demande touristique mondiale, dont une proportion non négligeable pourrait se tourner vers le tourisme médical ?
    Allons nous continuer à ignorer longtemps que le « coût de l’inaction  » sur le réchauffement climatique coûtera 4 fois plus que le goût de l’action ?

    La France doit se réveiller, se prendre en main très très vite pour garantir aux générations futures une société soutenable , viable et même agréable si possible .
    Au travail, et vite, tant que nous sommes en bonne santé.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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