30 % de réduction des GES d’ici 2030 …. mais c’est au Canada.

    GES 2C’est du moins l’engagement officiel du gouvernement canadien en prévision de la conférence de l’ONU sur le climat en décembre à Paris. Il s’agit de 30% par rapport à aux chiffres de 2005.
    Le ministre de l’Environnement du gouvernement canadien qualifie ce projet d’ « ambitieux » Les écologiste le jugent « insuffisant ».
    Comme quoi on ne peut jamais satisfaire tout le monde en même temps.

    Comment faire ?

    Bonne question ! D’autant que le Canada, à Copenhague en 2009, s’était fixé moins 17 % de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 (toujours par rapport à 2005). Alors qu’en fait, le gouvernement a indiqué qu’elles avaient progressé de près de 20 % par rapport à l’objectif initial. Cherchez l’erreur.
    Les émissions de GES du Canada ne représentent que « 2 % environ » des émissions mondiales. Parfait. Mais, dans le même temps, il « est l’un des plus grands émetteurs par habitant » au monde. Toujours selon le ministre de l’environnement. Le gouvernement a donc décidé de « réguler les émissions des centrales électriques alimentées au gaz naturel ainsi que celles du secteur des produits chimiques et des engrais azotés ». Vaste programme.

    On va aussi encadrer les émissions de méthane – absolument incontrôlées actuellement – du secteur pétrolier et gazier. Or les émissions du secteur de l’énergie représentent 10 % du PIB et 81 % des émissions totales de GES du pays (chiffres de 2013).
    Enfin le gouvernement veut investir dans « des technologies novatrices pour continuer d’améliorer la performance environnementale du secteur des sables bitumineux et d’autres secteurs en croissance ».

    Le salut vient des provinces.

    Les provinces canadiennes seront invitées à « travailler de concert » avec le gouvernement central », l’Ontario et le Québec étant en pointe en matière de réduction GES, notamment pour le dioxyde de carbone (CO2).

    Des bémols.

    Cependant le ministre de l’environnement a regretté que les provinces et territoires n’aient pas contribué aux objectifs annoncés par Ottawa. D’autant que, pour lui, Selon lui, l’objectif annoncé correspond à seulement une réduction de 14 % des émissions de GES par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto : « l’un des plus faibles des pays industrialisés », selon l’organisation écologiste Equiterre.
    C’est l’Ontario qui a ouvert la campagne en indiquant qu’il comptait réduire ses émissions de 37 % d’ici 2030 par rapport à 1990.

    Rappelons que le Canada s’est retiré du protocole de Kyoto, jugeant ses objectifs irréalistes. Quant aux USA qui arrivent en 2ème position des gros émetteurs de GES mondiaux (après la Chine) ils se sont engagés en mars sur une réduction de 26 % à 28 % d’ici 2025 par rapport à 2005.
    Du côté de l’Europe, on prévoit une réduction de 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990….

    Quant à notre pays, il se propose d’arriver à l’accord de près de 200 Etats à la conférence de Paris (COP 21), à la fin de l’année, dans le but de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

    « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre… » disait Guillaume d’Orange.
    Si le gouvernement atteint cet objectif, nous serons les premiers à nous en réjouir.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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