67 + 134 = le loto hasardeux du système endocrinien ?

    67 + 134 = le loto hasardeux du système endocrinien ?Le système endocrinien face à l’agression des substances chimiques

    L’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a identifié une liste de 134 substances chimiques qui seront examinées en raison de leur potentiel de perturbation du système endocrinien », nous a appris un communiqué du Réseau Environnement Santé du 19 Novembre 2010. Qui précise : « Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui peuvent perturber le système endocrinien de l’homme et de l’animal en interagissant avec les hormones qu’il produit ou sécrète naturellement pour réguler la croissance, le métabolisme et la reproduction ». L’administratrice de l’EPA, Lisa P. Jackson en a fait une priorité …..et a affirmé que les perturbateurs endocriniens représentent un grave problème de santé publique pour le peuple américain, particulièrement pour les enfants. L’EPAentend utiliser les meilleures données scientifiques disponibles pour examiner une liste de substances chimiques … et [s’] assurer qu’elles ne contaminent pas l’eau que nous buvons ni n’exposent les adultes et les enfants à un risque potentiel.

    Quels sont les produits chimiques visés ? Ceux que l’on peut trouver dans des sources d’eau potable, donc susceptibles de s’avérer largement contaminatrices. Sont pointés aussi des ingrédients actifs de pesticides dont l’EPA veut s’assurer qu’ils respectent les normes scientifiques et réglementaires. Les travaux menés sur ces substances aboutiront à des informations scientifiques solides et systématiques qui permettront de décider l’ouverture d’études complémentaires si nécessaire, et/ou de mettre en place toutes les mesures nécessaires.

    On trouve dans la liste de ces substances chimiques fortement soupçonnées de perturber le système endocrinien : les solvants, l’essence, les plastiques, les produits de soins personnels, les pesticides et les produits pharmaceutiques, y compris le benzène, le perchlorate, uréthane, l’éthylène glycol, et l’érythromycine.

    Pour atteindre ces objectifs de santé publique, l’ETA définira une politique générale et précisera les procédures qu’elle entend suivre, notamment dans la sélection des tests les plus aptes à supprimer la duplication des essais et promouvoir un partage des coûts équitable.

    Mais l’EPA ne s’arrêtera pas là, puisqu’elle aura la possibilité de demander aux déclarants de pesticides ainsi qu’aux fabricants de ces produits chimiques, de respecter une batterie de tests qui permettront de déterminer si leurs produits chimiques peuvent perturber les voies oestrogénique, androgénique et thyroïdienne du système endocrinien.

    Déjà un groupe initial de 67 pesticides chimiques sont en cours d’examen. Les nouvelles contraintes concernant les  sociétés déclarant ou fabricant les dits produits soupçonnés de perturbation endocrinienne ayant été mises en place dès octobre 2009. Et l’exigence des tests pour ce deuxième groupe de 134 produits chimiques interviendra à partir de 2011.

    Voilà des nouvelles très réconfortantes concernant les eaux de boisson.

    Malheureusement elles ne  concernent pas la France.

    Olivier TOMAPrimum Non Nocere

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