Allergies et irritations avec les vêtements neufs

    allergies vêtements neufs

    Vêtement neuf non lavé, chaussures neuves : allergies et irritations vous attendent.

    Avant de porter un vêtement neuf, prenez la précaution de le passer en machine (s’il supporte le traitement bien sûr) et vous éviterez ainsi irritations cutanées et allergies. C’est un récent conseil de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire qui a attiré notre attention sur les nonylphénols responsables des désagréments susmentionnés car présents dans les vêtements neufs.

    Mais pas seulement car vos chaussures sont susceptibles elles aussi de vous causer quelques désagréments.
    Donc en cas d’apparition des dites allergies ou irritations n’hésitez pas à consulter votre médecin qui vous adressera peut-être à un allergologue pour débusquer la méchante substance qui cause vos gratouillis.

    Les recherches de L’Agence en liaison avec des médecins (dermato-allergologues, toxicologues) et des patients, pour identifier les substances irritantes en cause vont se poursuivre jusqu’en octobre.

    Elle complétera la phase « pionnière » de  2017 réalisée auprès d’une trentaine de patients adultes et qui a conduit à identifier les  substances chimiques à l’origine de symptômes telles que la benzidine, le chrome 6, le  nickel,  toutes présentes dans les vêtements  portés.  Mais la recherche ne s’arrête pas là car elle tente de remonter la trace d’une vingtaine de familles de substances chimiques dans les vêtements et une cinquantaine dans les chaussures.

    De quoi faire comme on le voit !

    Des résultats inattendus.

    Les analyses déjà menées sur une quarantaine d’articles neufs ont déjà débusqué  la présence de nonylphénols et de formaldéhyde. Mais d’autres substances non systématiquement recherchées se sont imposées à l’attention des chercheurs  telles que  la PPD (paraphénylène diamine). Toutes inquiétantes.

    Recommandations.

    Elles s’adressent d’abord aux autorités à qui l’Anses demande d’abaisser le maximum réglementaire du chrome 6 dans les articles en cuir car elle a  constaté des réactions allergiques en dessous du « seuil réglementaire ».

    Mais cela ne s’arrête pas là car il faudrait  limiter impérativement le nickel dans les textiles alors qu’actuellement aucune réglementation ne limite son usage alors qu’on le trouve dans les jouets, les cosmétiques, les bijoux

    Mais là ne s’arrêtent pas les « recommandations » de l’Anses.

    D’une part elle demande une information efficace auprès des consommateurs concernant la présente potentielle de substances CMR.

    Elle préconise d’autre part  « de maintenir la pression pour éviter de retrouver sur le marché des articles non conformes à la réglementation ».

    Se tournant du côté des fabricants de chaussures et vêtements elle leur demande de « s’assurer auprès de leurs fournisseurs de l’absence de substances CMR [cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction] ou sensibilisantes ou irritantes cutanées dans les articles ».

    Après les recommandations, les vœux pieux :

    « Elle souhaite aussi que l’évolution des connaissances soit utilisée pour mettre à jour la classification européenne des substances responsables d’allergies cutanées et prône l’information du consommateur (étiquetage, emballage) pour signaler leur présence potentielle »

    On peut toujours espérer… ou rêver ! Car nous doutons que des « recommandations » ou des « souhaits » qui ne soient pas concrétisées par des dispositions réglementaires contraignantes, aient une quelconque portée pratique sur les mœurs commerciales.

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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