Une Expo cruciale sur les énergies renouvelables occultée: « Astana 2017- Future Energy »

    future energy

    Les énergies renouvelables feront leur show.

    C’est à Astana (Kazakhstan) et jusqu’en septembre 2017 que s’est ouverte une expo où les énergies renouvelables,(ENR) « future Energy » feront leur show. Chose troublante, personne n’en parle en France du côté officiel ! Une exposition pourtant cruciale du fait du tarissement des énergies fossiles et du réchauffement de la planète.

    Cette “EXPO 2017 AstanaFuture Energy” vient à point nommé pour interroger nos modèles énergétiques et les outils de notre croissance et les remettre en cause. Sans doute est-ce là la raison de son occultation chez nous. Il faut rappeler que le Kazakhstan, est le 3ème producteur mondial potentiel de pétrole mais se déclare ouvert à une « vision verte de l’énergie. D’où cette 1ère exposition universelle en Asie centrale consacrée aux ENR et à la « croissance verte ».

    Exposition d’autant plus inexplicablement muette chez nous que l’Union européenne (UE) s’est donnée pour objectif d’atteindre 20% de consommation d’énergies renouvelables (ENR) d’ici 2030 alors que la demande génergétique s’accroît, notamment en électricité.

    La philosophie de cette exposition est d’autant plus digne d’intérêt qu’elle dépasse une vision purement économique bloquée sur le coût du TWh électrique puissance thermique/ énergie renouvelable.

    charbonOr, c’est cette vision purement mercantile qui a entraîné une surenchère sans précédent dans les investissements des pays les mieux pourvus en gisements de pétrole et surtout de charbon et provoque des capacités accrues en production d’énergies non renouvelables. Et cela, malgré les conséquences catastrophiques, de plus en plus mises en lumière et dénoncées, sur le plan de la santé publique et celui du changement climatique.

    Alors que du côté d’Astana – par delà les calculs mercantiles – on envisage le salut de la planète à travers une définition de l’efficience énergétique ancrée sur les trois piliers suivants :

    energies renouvelables1)“Recherche d’économies d’énergies (par une optimisation de la gestion des capacités productives et distributives, et une économie globalement moins gourmande en énergie) ;
    2)Maîtrise de la production de carbone (taxation, stockage) ;
    3)Technologies de production d’énergies renouvelables plus performantes (cellules photovoltaïques, batteries révolutionnaires, chargeur ICT, éoliennes à deux pales, turbines volantes

     

    La conférence a choisi de mettre en valeur les technologies dites « bas carbone ». La meilleure approche scientifique étant définie par l’Université de Berkeley. Pour son équipe de chercheurs la diminution des émissions de CO2 interviendra par  “l’introduction d’un nouveau « cycle bas carbone », fondé sur un meilleur mix énergétique entre bio-carburants, photosynthèse artificielle, nucléaire, photovoltaïque, biomasse, éolien, géothermie, capture du CO2 et stockage de l’énergie.

    R. RameshD’après le professeur R. Ramesh du Laboratoire des technologies énergétiques de Berkeley, la mise en œuvre du nouveau cycle carbone diviserait par 8 les émissions de CO2 d’ici 2050 qui descendraient alors à 7,5 Mt pour la production d’1 PWh (1012 KWh) contre 1 PWh (1012 KWh) en 2010 générant 60 Mt de carbone contre 7,5 Mt, en projection selon le nouveau cycle d’ici 2050.

    On ne demande qu’à y croire.

    L’idée directrice de l’EXPO-2017 Astana consiste à optimiser l’articulation production/profil de consommation grâce au “recours généralisé au big data, aux connexions à différents capteurs et dispositifs intelligents, aux sources de données dynamiques, à l’internet des objets et enfin au partage des informations avec tout l’écosystème”.
    Face aux défis cruciaux qui sont lancés à l’humanité en matière de transition énergétique, l’”EXPO-2107 Astana” revêt une importance capitale et nous nous étonnons qu’elle n’ait eu aussi peu d’échos tant du côté du monde médiatique que, plus surprenant encore, dénote classe politique.

    Le Pacte Mondial pour l’environnement

    pacte mondiale pour l environnementDans le même temps  Laurent Fabius a présenté au président Macron le Pacte mondial pour l’environnement.
    Ce plan prévoit que l’association efficience énergétique/bonnes pratiques permettra d’atteindre l’objectif fatidique d’une augmentation inférieure à 2 degrés de la température mondiale d’ici 2050. C’est la traduction de l’Accord de Paris (COP21) et du Pacte mondial pour l’environnement.
    Il a été décidé que l’ampleur du projet énergétique se manifesterait par une magistrale sphère du musée du futur. Dans laquelle 115 pays – dont la France, la Russie, la Chine et les Etats-Unis – pourront exposer leurs « technologies durables ». A cet ensemble d’Etats s’associeront pas moins de 22 organisations internationales.
    La conception d’ensemble prévoit la succession de pavillons nationaux et de pavillons thématiques se cotoyant suivant  différents « itinéraires thématiques  » tels que » Monde de l’Energie », « Energie pour la vie », « Energie pour tous » pour finir par « Energie du futur.
    ..
    La France et son excellence technologique se distinguera par les « solutions concrètes » des principaux exposants : Peugeot, Saint-Gobain, Total, Veolia et Vicat, ainsi que par les présentations du monde institutionnel tel que Iter, Syctom, et l’ADEME (l’agence de l’environnement et le maintien de l’énergie).

    Les sujets mis en exergue par le pavillon français se définissent ainsi :

    • Éco-cité et « villes intelligentes »
    • Énergie renouvelable
    • Transport Eco

    Entre autres réalisations signalons :
    – le potentiel d’efficience énergétique des bâtiments (HQE) et des transports “verts par l’Agence internationale de l’énergie (AIE)
    – la “douche acoustique” Multi Comfort de Saint Gobain.

    Concluons sur la « distribution intelligente » de l’énergie qui doit s’inventer à travers le « smart grid » (réseau de distribution de l’électricité intelligent). Ce sera notamment le cas pour les véhicules électriques, tant individuels (appelés à diminuer) que collectifs qui prendront de plus en plus d’importance à l’avenir.
    Des pas dans la bonne direction ? Sans doute ! Mais ils auraient mérité une plus large audience auprès du public, l’exposition “ASTANA 2017 surtout.

    OT – PNN

    https://www.biootech.fr/boutique.php?id_produit=2

    https://www.youtube.com/watch?v=QO1p32B-pqk

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