Bisphénol A : une molécule de substitution

    Bisphénol A : une molécule de substitution
    Le Bisphénol A est doublement condamné. Par la loi d’abord. Par la recherche ensuite puisqu’une molécule de substitution d’origine renouvelable a été élaborée par l’institut Carnot. Déjà de nombreuses retombées.

    On sait que le BPA a été interdit dans les biberons en France dès 2013. Il l’est aussi depuis janvier 2016 dans tous les emballages alimentaires. C’est pourquoi l’institut Carnot, s’est attaqué à le remplacer dans les résines époxy en identifiant des composés non toxiques, d’origine renouvelable. En lien avec l’Inra de Montpellier il a sélectionné des phénols naturels issus des tannins présents notamment dans les écorces des arbres. Ces tannins pourront être utilisés efficacement comme substituts du BPA dans des résines époxy.

    Tout bénéfice :

    • Ces molécules donnent une réponse à la réglementation actuelle comme à celles à venir
    • Contrairement aux résines époxy à base des BPA les phénols issus des tannins sont recyclables en fin de vie.
    • Cette recherche a abouti lieu à un brevet et à trois publications.
    • Qui, à leur tour, ont suscité d’autres recherches sur la substitution du BPA par des ressources renouvelables.

    D’où une moisson de plus d’une dizaine de publications de rang A.
    Non seulement ces travaux ont reçu le prix des techniques innovantes au salon Pollutec en 2010, mais ils ont de plus donné une très forte compétence dans le domaine des BPA et de la chimie des résines à l’institut Carnot. Ce qui a abouti à la signature de contrats avec plusieurs entreprises.

    C’est le cas pour :

    • Bois d’Oc : identification et valorisation des tannins.
    • Sogatra : problématique des résines époxy dans les peintures.
    • Innobat : mise au point de résines
    • Cop Chimie : qui a embauché le chercheur à l’origine du travail sur le substitut au BPA, pour la fabrication des tannins.

    D’autres collaborations ont pu être instituées, à partir de ces recherches, avec des laboratoires français et étrangers (LCPO Bordeaux, IPREM Pau, NSDU USA…). De plus, l’institut a récemment rejoint un consortium industriel de six entreprises : Protéus, Résipoly, Lefrant Rubco, Prospa, Alliance Forêt Bois) et deux laboratoires : IATE et SPO.

    Le projet consistant à créer une filière complète de production des tannins issus des écorces des arbres, depuis leur extraction et leur production, en passant par leur formulation, pour remplacer le Bisphénol A. Le projet sera financé par le Fonds Unique Interministériel (FUI).

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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