Cinq hôpitaux taiwanais en pointe dans le domaine « biophilique ». 

    Cinq hôpitaux taiwanais en pointe dans le domaine "biophilique". 

    D’abord une définition : « Le terme biophilie (biophilia), a d’abord été proposé par le biologiste Edward O. Wilson. Il désigne l’affinité innée de l’homme pour le vivant et les systèmes naturels. Ce terme est parfois adopté dans le domaine de l’architecture et il fait référence à une conception qui se rapproche ou qui imite les conditions d’un environnement naturel. De fait, certaines recherches démontrent que les humains ont tendance à trouver des solutions qui leur permettent de préserver les aspects biophiliques dans leur milieu de vie« .

    Voilà ce que vous pouvez apprendre de la première encyclopédie venue.

    Cinq hôpitaux taiwanais en pointe dans le domaine "biophilique". Ce qualificatif peut être sans doute attribué à ces cinq hôpitaux taiwanais lauréats des prix décernés par le Réseau international des hôpitaux promouvant la santé (Health Promoting Hospitals and health services, HPH) qui distingue des établissements en pointe dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

    Récompensés lors de la 22e conférence du réseau HPH à Barcelone, en Espagne, ces cinq hôpitaux ont été rejoints par un sixième : le Khoo Teck Puat de Singapour. Lors de cette conférence de Barcelone, un atelier fut proposé aux deux cents participants sur le thème la promotion de la santé et l’environnement. Il s’agissait de proposer des solutions visant à l’exploitation durable des ressources en milieu hospitalier.

    C’est justement la mise en œuvre de ces solutions qui permit de distinguer les cinq hôpitaux taiwanais:

    – l’Hôpital mémorial Chang Gung de Linkou,

    – l’Hôpital bouddhique Tzu Chi de Dalin,

    – l’Hôpital de l’Université de médecine chinoise,

    – l’Hôpital de l’Université de médecine de Taipei

    – l’Hôpital du Cardinal Tien.

     

    Cinq hôpitaux taiwanais en pointe dans le domaine "biophilique". Un exemple : le premier de ces hôpitaux a présenté un programme qui vise à réduire de 7% sa consommation d’eau, d’électricité et de carburants fossiles, ainsi que de ses déchets d’ici 2020.

    De son côté l’Hôpital Tzu Chi de Dalin a expliqué la priorité absolue qu’il accorde à l’énergie et à la réduction des émissions de gaz carbonique.  Les médecins de l’hôpital, l’ensemble du personnel hospitalier et les patients eux-mêmes prenant toute leur part dans ces objectifs définis en concertation avec la direction.

    Quant à  l’Hôpital de l’Université de la médecine chinoise il se distingue par les efforts entrepris pour rendre ses activités de restauration, respectueuses de l’environnement. Cela allant du choix des aliments servis jusqu’à la récupération des déchets.

     

    Quelques initiatives biophiliques en matière de développement durable en Asie…

    C’est ainsi que Green Mark version 5, Organisme de certification, a changé le vocable qu’elle utilisait jusque-là. Son équipe de conception a été appelé à « intégrer un paysage verdoyant et un environnement aquatique accessible à tous… pour améliorer la biodiversité et offrir des effets visuels apaisants aux occupants du bâtiment et ses voisins. »

    Une autre clause sur le Bien-être considère visiblement la conception biophilique comme une source « d’éléments naturels… pour enrichir la relation homme-nature… pour la santé et le bonheur des utilisateurs du bâtiments ».

    En général cette version 5 « insiste bien plus sur les écosystèmes naturels et les éléments biophiliques« . À tel point que désormais ces éléments comptent pour plus de 20% du programme, faisant de Green Mark un référentiel en pointe dans le domaine biophilique en Asie.

    Mais il existe d’autres référentiels tels que GRIHA, dont les nouvelles versions, visent à augmenter le poids  des éléments biophiliques sur lesquels ils ont pris du retard par rapport à  Green Mark.

     

    …et en France !

    Cinq hôpitaux taiwanais en pointe dans le domaine "biophilique". À l’échelon français, il convient de signaler  le CHU d’Angers qui abrite un jardin planté par les Incroyables Comestibles. Et aussi un jardin pour les résidents d’une unité d’hébergement temporaire et transitionnel à Fontenay-le-Comte en Vendée. Dans un Ehpad de Grabels dans l’Hérault Terr’Happy a créé un jardin extraordinaire qui devrait fleurir au printemps 2018 après avoir fait de même à Saint-Germain-en-Laye. Citons aussi les jardins thérapeutiques de l’hôpital psychiatrique de Montesson. Ou encore le CH Laborit à Poitiers, qui a inauguré il y a quelques mois son jardin dans une unité de géronto-psychiatrie. Sans oublier le CHD Georges Daumezon à Fleury-les-Aubrais dans le Loiret, inauguré en 2014 et qui a reçu un prix de l’ANFH (organisme collecteur de fonds de formation pour la fonction publique hospitalière) en 2017.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

     

    Liens :

    14 Modèles de conception biophilique (en française)

    Conception biophilique – améliorer la santé et le bien-être dans l’environnement bâti

     

     

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