Dépêche du C2DS sur l’accord signé à l’issu de la COP21

    Un événement historique
    Les 195 pays du monde ont signé samedi un accord qui limite la hausse du mercure à 1,5 degré. Cet accord «  est différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant » a déclaré Laurent Fabius, président de la COP 21 et ministre des affaires étrangères français. Ce texte de 31 pages propose donc un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre de l’activité humaine et la capacité de la nature à les absorber. Il remplacera le protocole de Kyoto à partir de 2020 qui de plus ne s’adressait qu’aux pays modernes.

    Chacun des 195 pays a désormais l’obligation d’avoir une politique de lutte contre le changement climatique, de publier ses contributions, et de réviser son plan d’actions tous les 5 ans. L’accord ne spécifie pas les moyens de respecter ces engagements et laisse chaque état écrire sa propre feuille de route. Il s’agira d’une manière générale de réduire ses émissions de gaz à effet de serre « aussitôt que possible » comme le stipule le texte. Cet accord est juridiquement contraignant… pour les pays qui accepte cette contrainte car seule l’Europe, avec la Cour européenne de justice, dispose d’une instance supranationale. Sur le plan du financement, l’accord est ambitieux : 100 milliards sont prévus chaque année payés par les pays du nord pour aider les pays du sud à financer leur politique climatique.

    Les négociateurs ont fait leur travail, à nous de faire le nôtre
    Les contributions données par les Etats préalablement à la COP 21 nous emmènent sur une trajectoire d’augmentation d’un réchauffement proche des 3 degrés. La tâche qui nous attend est donc importante. Honorer l’accord de Paris signifie la fin des énergies fossiles, en premier lieu le charbon, puis le pétrole et le gaz, qui ont contribué à la croissance et la prospérité des pays.

    La COP 21 est une étape essentielle et un nouveau point de départ, celui de la réduction à marche cadencée de nos émissions. C’est désormais le travail des états, des collectivités, de entreprises, des citoyens d’agir. Nous avons mis 30 ans à comprendre que nous étions en train de créer une terre inhospitalière pour 7 milliards d’humains à venir. Nous n’avons que quelques années pour entrer dans une dynamique du changement.

    Dans le secteur sanitaire et médico-social,  la prise de conscience des enjeux climatiques et la volonté d’agir sont réelles. Oui, comme toujours, une partie agissante entraînera les autres. Et oui, les comportements peuvent changer. Les professionnels de santé ont un devoir d’exemplarité et le C2DS est plus que jamais là pour vous aider à l’accomplir.

    Olivier Toma, Président du C2DS

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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