Des initiatives en matière de commande publique et d’achats hospitaliers

    achatsLe Médiateur national de la commande publique veut favoriser les achats hospitaliers innovants. C’est ce qu’il déclare dans des « Préconisations » présentées dans un rapport daté de mai 2015.
    En fait, son projet est de sortir du la position de simple intermédiaire neutre et impartial entre entreprises privées et acheteurs publics, pour endosser un rôle de « facilitateur des relations entre donneurs d’ordre publics et acteurs privés » et d’instaurateur d’une « démarche de progrès dans le domaine de la commande publique ».
    Après une série d’entretiens avec « plus de 8000 chefs d’entreprise et acheteurs publics », Jean-Lou Blachier envisage de constituer des groupes de travail sectoriels et transverses pour dresser un état des lieux et identifier les difficultés.
    Le but consiste à faire de la commande publique « un véritable levier de croissance pour l’économie française » et pour préserver de nouveaux emplois.
    D’où cette volonté d’innovation qui doit contribuer à mettre en œuvre la mesure 32 du Pacte national sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, avec un objectif de 2% d’achat public innovant…

    Le secteur de la santé intéresse particulièrement le Médiateur national qui veut inspirer son action des travaux du groupe de travail institué en avril 2013 et portant sur les achats hospitaliers.
    Après consultations et rencontre avec l’Elysée ces travaux ont abouti à définir une quinzaine de propositions qui devraient permettre de « progresser ensemble pour faire de l’achat hospitalier innovant un moteur pour nos entreprises » dans un contexte difficile.

    Quatre axes regroupent les quinze propositions et portent sur :
    – L’information des entreprises innovantes en santé
    – La promotion des instruments d’une politique publique de l’innovation en santé
    – L’innovation en matière de modalités d’achat
    – L’implication totale des acheteurs publics hospitaliers.

    Ces « préconisations » doivent absolument aboutir à la prise en considération, dans la politique d’achat hospitalière, de l’ensemble des impacts que nous générons.
    En effet chaque achat de biens ou de services entraîne des impacts écologiques, économiques et sanitaires. En prendre conscience constitue le premier pas pour identifier ces impacts puis les réduire. Il s’agit alors d’une vraie démarche de développement durable appliquée aux achats pour améliorer l’offre, réduire les nuisances et optimiser les dépenses de la sécu…

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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