Une idée à suivre en matière de formation professionnelle ? le bus de Franprix®.

    Franprix formation professionnelle

    Une idée à suivre en matière de formation professionnelle ? le bus de Franprix®.

    Franprix a innové de manière heureuse l’an passé dans le domaine de la Formation professionnelle en créant Acadibus. Il s’agit d’une formule qui permet d’amener le centre de formation auprès de chaque magasin et de le mettre ainsi à disposition de chaque membre du personnel.

    Le seule région d’Ile-de-France qui compte dix-huit magasins de la marque, a pu ainsi former 230 personnes en un mois grâce au bus.

    Le projet.

    Le projet a démarré  le 22 mai 2018. Il est doté d’un budget de 476 000 euros pour cette première année. Ce qui a permis « d’acheter un bus électrique, de l’aménager, d’embaucher une équipe de six remplaçants polyvalents et leur chef de brigade, et de payer la formation en tant que telle »

    Nous sommes donc en présence d’un nouveau mode de formation du personnel de l’enseigne – baptisé Acadibus – sous la forme d’un centre qui se déplace de magasin en magasin et qui devrait permettre  de former un millier de salariés d’ici la fin de l’année.

    Les besoins.

    Ils sont nombreux puisque Franprix développe depuis plusieurs années une extension  de ses services.  Cela entraînant l’appel à de nouvelles compétences de la part des employés. Passer de la volaille à la boulangerie ou à la boucherie, s’initier aux techniques du merchandising, de la mise en place, ne s’improvise pas. Mais cette polyvalence exigée du personnel des 900 magasins de 10 salariés chacun en moyenne posait quelque problème en mesure de formation, les dits employés ne pouvant s’absenter pour être formés. D’où l’idée d’amener la formation au sein des magasins.

    La solution.

    Elle a été mise en place sous la forme de remplaçants, spécialement recrutés, qui viennent travailler en lieu et place des salariés des différents magasins. Ce qui permet  à ces derniers de fréquenter le bus de formation en toute tranquillité. Le travail est assuré pendant leur absence.

    Cette initiative présente un autre avantage : celui de favoriser des échanges entre des employés qui en temps ordinaire n’en ont pas l’occasion, pris qu’ils sont par leurs tâches individuelles et de les ouvrir à des considérations d’ordre plus général comme l’évolution du chiffre d’affaires, les avantages de l’esprit d’équipe et d’autres sujets tels que le respect des règles de base de l’accueil client.

    En sujets phares possibles : comment réaliser l’objectif annuel ?  qu’est-ce-que le professionnalisme ?

    Tous sujets qui ne pourraient être traités dans le cadre des activités quotidiennes qui absorbent l’attention permanente des employés d’un magasin.

    Une idée originale à suivre sans doute.

     

    Olivier TOMA – PRIMUM-NON-NOCERE

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    • Après avoir dirigé plusieurs établissements de santé, il crée en 2005 le Comité de Développement Durable en Santé (C2DS). En 2009, il fonde l’agence de conseil Primum Non Nocere©, qui accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans la mise en d'une démarche de développement durable. Auteur de deux ouvrages : "Le développement durable et solidaire en santé" et "Hippocrate, au secours", il est également un artiste-peintre confirmé, avec plus de 600 œuvres à son actif exposées de Paris à New-York. Mais Olivier Toma, c'est avant tout le pionnier du développement durable en santé. Voilà près de 20 ans qu'il œuvre pour impulser une dynamique de développement durable dans les structures sanitaires et médico-sociales. Il est d'ailleurs à l'origine de la première éco-clinique de France respectant le label HQE, et a également créé le diplôme universitaire «Droit et gestion du développement durable en santé», à l’université de Montpellier. Engagé et passionné, il est force de propositions, d'idées et d'outils concrets mais il est surtout porteur d'une volonté farouche de créer un futur aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le respect du développement durable : " Imaginons un centre de lutte contre le cancer construit avec des matériaux non cancérigènes, une maison de retraite nettoyée à l’aide de produits moins nocifs pour les résidents qui les inhalent et les professionnels qui les manipulent, qui saurait trier et recycler ses déchets, évacuer de façon saine tous ses effluents, recycler les quantités colossales d’eau qu’elle consomme. Imaginons une clinique conçue en harmonie avec son environnement et fonctionnant avec des énergies vertes, ou encore un hôpital n’utilisant que des dispositifs médicaux exempts de toute toxicité, qui ne se contenterait plus d’une approche curative mais s’appliquerait à rendre ses patients acteurs de leur propre santé au travers d’actions d'éducation et de prévention,...'' Riche de convictions, Olivier Toma a l'art de convaincre et transmettre cette envie d’agir dans un seul objectif : faire avancer les hommes vers un monde meilleur et durable.

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